série Canadien-Lightning

Martin Simard pessimiste pour le CH

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Selon le Granbyen Martin Simard, le Canadien a bien joué et aurait peut-être même mérité un meilleur sort lors du premier match de la série. Mais il aura du mal à se remettre de l'humiliation subie dimanche.

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(Granby) «On a beau dire que c'est un quatre de sept, que ce n'est jamais fini, il reste que le Canadien est très ébranlé. Et l'équipe a aussi un gros problème. Elle ne marque pas de buts!»

Le Granbyen Martin Simard suit avec intérêt la série opposant le Canadien au Lightning. Et ce n'est même pas parce que l'ancien joueur des Bisons, qui s'est établi chez nous à la suite de sa carrière junior, a déjà porté l'uniforme de l'équipe du centre de la Floride.

C'était en 1992-93, la toute première saison du Lightning dans la Ligue nationale. Feu Terry Crisp dirigeait alors l'équipe, qui n'avait remporté que 23 matchs. Simard a été blanchi en sept petites rencontres, récoltant 11 minutes de pénalité au passage. Une blessure à un genou a mis fin prématurément à son association avec les Éclairs, qui comptaient en leurs rangs au cours de cette même campagne un certain Marc Bergevin.

«Le Lightning a remporté la Coupe Stanley depuis et l'organisation a gagné beaucoup en crédibilité et en respect. Mais à l'époque, jouer à Tampa Bay n'avait rien d'extraordinaire. Il faisait beau, il faisait chaud, il n'y avait pas de culture de hockey et on avait l'impression d'être dans un country club!»

Simard a disputé un total de 44 matchs dans la Ligue nationale, tous les autres dans l'uniforme des Flames de Calgary.

Une question de confiance

Selon Martin Simard, le Canadien a bien joué et aurait peut-être même mérité un meilleur sort lors du premier match de la série. Mais il aura du mal à se remettre de l'humiliation subie dimanche.

«Ça a fait mal, c'est sûr, dit-il. Là, il y a plein de choses qui ne fonctionnent pas. L'équipe ne marque pas, l'avantage numérique est nul, l'indiscipline se met de la partie, Bishop a le meilleur sur Price et quoi encore. Michel Therrien doit être content d'avoir plus de temps qu'à l'habitude avant le prochain match parce que, vraiment, il a plusieurs choses à tenter de régler...»

Simard est véritablement impressionné par Ben Bishop.

«Je pense qu'il commence à jouer dans la tête des joueurs du Canadien. Franchement, il est très solide. On dit que Carey Price est le meilleur gardien de la ligue, mais Bishop garde les buts comme tel présentement.»

Tous les jours, depuis le début des séries, on parle des ratés du Canadien en avantage numérique. De l'avis de l'ancien pro, tout est une question de confiance.

«Les gars essaient, ils essaient fort, mais ça ne marche pas. Et à force d'accumuler les échecs, ils se mettent à être nerveux, leurs mains se mettent à trembler en situation d'avantage numérique. Parfois, il suffit d'un but, d'un seul petit but. Le Lightning ne marquait pas plus à cinq contre quatre, mais il a fini par en inscrire un l'autre soir et il y en a un deuxième, un troisième et un quatrième!»

À Tampa Bay, demain soir, le Canadien aura le couteau sur la gorge. En anglais, on appelle ça un «must win».

«Ça va être très dur, dit encore Simard, qui travaille aujourd'hui dans le monde de la construction. Le Lightning ne perd pas souvent chez lui et, contrairement au Canadien, il est en pleine confiance. Et si Steven Stamkos a retrouvé sa touche en plus...»

Simard n'a pas véritablement d'équipe favorite dans cette série, même s'il a porté les couleurs du Lightning.

«Je ne prends pas vraiment pour personne, mais j'aime l'ambiance dans laquelle le Québec est plongé au printemps quand le Canadien est en séries. Ça, j'adore ça!»

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