Jacques-Élie Bien-Aimé : les belles années de la boxe

Jacques-Élie Bien-Aimé n'a jamais cessé de s'entraîner. «La... (photo Janick Marois)

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Jacques-Élie Bien-Aimé n'a jamais cessé de s'entraîner. «La boxe m'a fait grandir, m'a permis de passer de p'tit gars plus ou moins mature à bon père de famille», explique-t-il.

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(Granby) À une époque pas si lointaine, il suffisait d'écrire qu'il allait se battre afin que la salle - que ce soit au Mont-Sacré-Coeur ou à l'Escale - se remplisse. Oui, Jacques-Élie Bien-Aimé a fait les belles années de la boxe à Granby.

«Ce sont de très beaux souvenirs, lance Bien-Aimé, qui a connu une très belle carrière amateure entre le milieu des années 90 et le milieu des années 2000. J'ai boxé en Europe, aux États-Unis, au Canada anglais et partout au Québec, mais ces galas présentés à Granby et organisés par Joël Turgeon étaient les plus beaux, avec une ambiance exceptionnelle. J'en parle et j'en ai des frissons!»

Bien-Aimé a été neuf fois champion du Québec, il a été champion canadien et il a même terminé cinquième lorsqu'il s'est présenté au championnat mondial. En tout et partout, il a remporté 68 de ses 98 combats chez les amateurs.

«La boxe m'a fait vivre de beaux moments. C'est un sport qui m'a fait grandir, qui m'a permis de passer de p'tit gars plus ou moins mature à bon père de famille.»

Car Bien-Aimé est père de quatre enfants. Il a deux garçons et deux filles âgés entre un et 13 ans. Il vit aujourd'hui à Ange-Gardien.

Pour gagner sa vie, il est enquêteur dans les magasins Winners, Home Sense et Marshalls. Il se promène pas mal, son territoire s'étendant d'Ottawa à... Halifax.

«J'ai un bon travail, qui me permet de bien faire vivre ma famille. Je ne suis pas à plaindre.»

Un retour?

Mais voilà, il manque tout de même un petit quelque chose au bonheur de Jacques-Élie Bien-Aimé. Et on vous le donne en mille: la boxe!

«Mon dernier combat remonte à 2010 et l'adrénaline que me procure la boxe me manque, admet-il. Je n'ai jamais cessé l'entraînement (il a même été le partenaire en gymnase de Jo Jo Dan) et je suis dans une forme acceptable. Je songe sérieusement à un retour...»

Au point où il pense remonter sur le ring d'ici trois mois. Il parle de faire un ou deux combats chez les amateurs avant de renouer avec la boxe professionnelle.

«Je n'ai jamais gagné un combat chez les pros (0-3) et ça m'agace. Et j'ai encore envie de me battre, point.»

Bien-Aimé a 32 ans. Il avait 15 ans quand il s'est battu pour la première fois.

«Mon frère Jean-François (qui a aussi connu une carrière amateure intéressante) s'apprête à recommencer à boxer et ça aussi, ça m'a redonné le goût. J'ai encore une dizaine de livres à perdre avant d'être prêt. J'ai connu mes meilleurs moments à 132 et 147 livres, mais là, je devrais me battre à 160 livres.»

Bien-Aimé déplore une chose: qu'il ne se passe plus grand-chose en matière de boxe à Granby.

«Avoir le temps et avoir l'argent, je partirais un club. C'est triste, parce que Granby est une excellente ville de boxe, une ville qui a fait ses preuves. Je ne sais pas, peut-être que mon retour va activer certaines choses...»

On ne sait jamais. Et effectivement, ce serait bien.

 

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