Le bonheur est en Allemagne

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Cette saison, Jonathan Boutin a disputé une cinquantaine de matchs, avec la formation Lausitzer Füchse, en deuxième division allemande.

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(Granby) Jonathan Boutin a connu une belle carrière dans la LHJMQ, il a été repêché par le Lightning de Tampa Bay, il a joué ici et là dans les rangs professionnels mineurs aux États-Unis et il a fait des détours par la Russie et la Norvège. Mais tout ça, c'était avant qu'il ne découvre l'Allemagne.

En Allemagne, très loin de son Saint-Joachim natal, Boutin a trouvé le bonheur. Au hockey comme dans la vie en général. À 30 ans, il est marié et père d'une petite fille de sept mois, prénommée Amélie.

«Ma femme est Allemande et mon but est d'obtenir ma citoyenneté, explique Boutin à l'autre bout du fil. Je suis encore loin de parfaitement maitriser la langue, mais je pense que je suis parti pour faire ma vie ici...»

Boutin porte les couleurs de la formation Lausitzer Füchse, en deuxième division. Son équipe n'a pas fait long feu en séries éliminatoires, mais l'ancien des Mooseheads d'Halifax, du Rocket de l'Île-du-Prince-Édouard et des Remparts de Québec a connu une bonne saison, lui qui a gardé les buts dans une cinquantaine de matchs.

«Je viens de finir ma quatrième saison complète et mon contrat arrive à échéance. J'espère revenir la saison prochaine, mais je sais que la ligue veut réduire le nombre de joueurs étrangers, ce qui va peut-être me nuire. On verra, nous ne sommes encore qu'en avril...»

Boutin aime l'Allemagne et le coin de pays où il vit, «un secteur propre, où les gens sont gentils». Il est à cinq minutes des limites de la Pologne et à deux heures de route de Berlin d'un côté et de Prague, en République tchèque, de l'autre.

«Les Allemands sont moins froids qu'on le pense. Ce sont des gens qui aiment fêter et qui aiment le hockey.»

Des regrets?

Jonathan Boutin a été un choix de troisième ronde du Lightning de Tampa Bay en 2003. Il a joué 99 matchs dans la Ligue américaine. Quand on lui demande s'il a des regrets, s'il a l'impression d'être passé à côté de quelque chose, il réfléchit avant de répondre non.

«Mon mauvais caractère ne m'a pas aidé, je pense, admet-il. C'est certain que mon rêve était de jouer dans la Ligue nationale, mais quand je regarde ma vie avec ma femme et ma fille, je me dis que ma destinée se trouvait ici, en Allemagne. Honnêtement, je suis un homme heureux.»

Boutin pourrait, bien sûr, jouer ailleurs en Europe. Mais ce n'est pas ce qu'il veut.

«Ma vie est ici, en Allemagne. C'est devenu clair pour moi.»

Chaque été, tout de même, il revient dans la région y passer entre deux semaines et un mois.

«Ça reste important de revenir. Ma famille est encore là et j'ai encore plein d'amis dans la région de Granby. Grâce à internet, aujourd'hui, c'est plus facile de garder contact.»

Boutin espère jouer encore «cinq ou six ans». Après avoir été opéré aux deux genoux et avoir eu une mononucléose, il semble en santé.

«Quand tu joues au hockey, tu es à la merci de ton corps. J'essaie de prendre soin de moi le plus possible. En tout cas, j'ai encore le goût de jouer pendant un certain temps.»

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