Michel Bernard cède la présidence des Inouk à son fils

«Ma femme a besoin de moi»

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«Ça a été une belle aventure et je suis fier du travail accompli», affirme Michel Bernard.

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(Granby) Il y a des moments dans la vie où il faut faire des choix. Michel Bernard vient d'en faire un. Il a démissionné de son poste de président des Inouk, qu'il occupait depuis le jour un de la concession, il y a 10 ans.

«Ma femme est très malade et elle a besoin de moi, a expliqué M. Bernard. La maladie, ça change la vie. Présentement, je suis au bureau (des Productions Extrême) le matin et je passe le reste de la journée auprès de mon épouse à l'hôpital. Je n'ai plus le temps pour rien d'autre...»

Michel Bernard, 64 ans, n'a pas voulu s'étendre sur le sujet. Mais on a senti beaucoup de douleur dans sa voix lorsqu'il parlait de la situation de sa femme.

Marco Bernard, son fils, est le nouveau président des Inouk.

«Marco connaît tous les dossiers. On entre dans la période de l'année la plus occupée pour le président et du temps, je n'en ai plus. Je n'avais pas le choix.»

En compagnie de son fils Marco et de Jean-Charles Lajoie, M. Bernard a amené le hockey de la Ligue junior AAA du Québec à Granby en 2005 à la suite du transfert des Frontaliers de Coaticook. Les Inouk n'avaient jamais connu un autre président que lui avant aujourd'hui.

«Je ne serai jamais trop loin puisque je vais demeurer comme actionnaire. Ça a été une belle aventure et je suis fier du travail accompli. On a une belle équipe à chaque saison, on a gagné la coupe une fois et pas un club à travers la ligue n'attire autant de spectateurs.»

Michel Bernard a tenu à remercier tous ceux avec qui il a travaillé depuis 10 ans. Les bénévoles, les entraîneurs, les joueurs... et même les journalistes.

«Le hockey, c'est une affaire d'équipe. Le succès des Inouk, c'est l'affaire de beaucoup de monde.»

Déléguer

Lorsqu'il a remis sa démission en tant que directeur général au mois de janvier à la faveur de Stéphane Mondou, Marco Bernard a expliqué qu'il manquait de temps. Hier, on lui a demandé s'il avait plus de temps, tout d'un coup, lui qui ajoute les fonctions de président à celles de vice-président aux opérations hockey.

«Notre entreprise (toujours les Productions Extrême) continue de prendre de l'expansion et je vais être père pour la quatrième fois bientôt, a-t-il rappelé. Je n'ai pas plus de temps, mais je vais déléguer. En réunion avec les autres actionnaires, il a été convenu que tout le monde allait en faire un peu plus. Il faut se serrer les coudes...»

Le président des Inouk, c'est le chef d'orchestre de l'organisation. Et présentement, sa tâche est de préparer la prochaine saison. Le renouvellement des différentes ententes avec les commanditaires et les fournisseurs est une partie importante du travail.

«Si les Inouk sont devenus quelque chose de si important à Granby, c'est en grande partie grâce à mon père. On lui doit beaucoup», a conclu Marco Bernard.

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