«Mais on n'a encore rien gagné»

«Il fallait se serrer les coudes et on... (- photo archives la voix de l'est)

Agrandir

«Il fallait se serrer les coudes et on l'a fait», a expliqué Samuel Robert en parlant de la victoire des Inouk de mercredi.

- photo archives la voix de l'est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Granby) La scène se déroulait une quinzaine de minutes après la victoire des Inouk en prolongation face au Collège Français, mercredi soir. Samuel Robert discutait avec des amis, pas très loin du vestiaire de son équipe, quand un partisan s'est approché: «Sam, j'aurais pas gagé cinq cennes sur vous autres ce soir!» Réplique de Robert: «Moi, j'aurais gagé 1000 piasses sur nous!»

Le vétéran défenseur est l'un de ceux qui ont disputé un fort match, mercredi. Et après avoir passé la soirée sur la patinoire (il est probablement le joueur des Inouk qui a obtenu le plus de temps de glace), il semblait épuisé.

«On a vécu des émotions fortes, mais, encore une fois, il faut passer à autre chose et penser au prochain match, a dit Robert hier. On a gagné un gros match dans les circonstances, c'est vrai, mais on n'a encore rien gagné. La série est simplement égale 2-2, vous savez...»

Et pourquoi était-il si convaincu que les Inouk allaient l'emporter malgré l'absence de cinq éléments clés?

«Je le savais juste à voir l'attitude des gars dans le vestiaire avant le match. Les gars étaient dedans, ils étaient super concentrés, ils étaient prêts pour la guerre. Il fallait se serrer les coudes et on l'a fait.»

Robert a applaudi la superbe performance de Charles-Olivier Lévesque, qui a bloqué 45 des 46 tirs dirigés vers lui, mercredi. Lévesque, en passant, fêtait ses 18 ans hier.

«Charles-Olivier ne l'a pas eu facile dernièrement et je sais que sa confiance n'était pas à son meilleur. Mais nous, on a confiance en lui, on sait qu'il est capable de faire le travail. Et il l'a prouvé au cours des deux derniers matchs.»

La série se poursuit ce soir au Colisée Jean-Béliveau. Robert s'attend à une solide réplique de la part du Collège Français.

«Longueuil n'a sûrement pas aimé perdre contre une équipe à qui il manquait autant de joueurs et autant de bons joueurs. C'est clair que le Collège Français va revenir en force et va vouloir reprendre le contrôle de la série. Il va vraiment falloir être prêts.»

Des retours

Trois des cinq joueurs qui étaient absents mercredi devraient être de l'alignement des Inouk, ce soir, à Longueuil. Les suspensions imposées par la Ligue de hockey junior du Québec aux défenseurs Mickael Filion et Maxime Fournier sont terminées, alors que l'épaule du valeureux Jason Crack a pris du mieux. Le cas de Nicolas Lamoureux-Bisson (symptômes de commotion) est incertain tandis que Simon Bergeron, lui, continue à soigner son genou.

«Je m'attends aussi à ce que le Collège Français revienne en force, a mentionné David Lapierre, qui avait donné congé à la grande majorité de ses joueurs, hier. On a beau dire, Longueuil a lancé 46 fois mercredi et leurs joueurs ont été malchanceux quelques fois. Personnellement, je considère que le Collège Français a joué un bon match.»

La recette reste la même pour les Inouk: patiner, travailler fort et... se tenir loin du banc des pénalités.

«On s'apprête à jouer notre 10e match des séries. J'ose croire que les gars commencent à savoir ce que ça prend pour gagner», a conclu l'entraîneur.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer