«On n'affronte pas n'importe qui»

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Granby) David Lapierre s'est payé une nuit blanche à la suite de la spectaculaire victoire de son équipe à Montréal-Est mercredi soir. Une nuit blanche non pas passée à festoyer, mais plutôt à étudier des films mettant en vedette le Collège Français de Longueuil et à élaborer une stratégie qui permettra aux Inouk, espère-t-il, de renverser la deuxième meilleure équipe au classement de la Ligue de hockey junior du Québec cette saison.

Après avoir fait l'éloge de ses joueurs la veille, Lapierre a vanté le Collège Français hier. L'entraîneur a parlé «d'une grosse machine de hockey, d'une équipe qui regorge de talent et qui a toutes les raisons du monde de viser les grands honneurs».

Les joueurs de Pierre Petroni attendent les Inouk, ce soir au Colisée Jean-Béliveau, dans le cadre du premier match de cette série quart de finale au meilleur de sept parties.

«On n'affronte pas n'importe qui et il est tout à fait normal que le Collège Français soit favori, a laissé tomber Lapierre. Vraiment, le défi est de taille. Mais je peux vous garantir une chose: on va tout donner.»

En saison régulière, le Collège Français, qui a bénéficié d'un laissez-passer au premier tour des séries éliminatoires, a affiché un dossier de 35 victoires, 11 défaites et six défaites en bris d'égalité pour 76 points. Seuls les Cougars de Sherbrooke ont fait mieux à travers la LHJQ.

Par contre, les Inouk ont remporté deux des trois matchs opposant les deux équipes en 2014-2015. Ils ont gagné 12-7 au Centre sportif Léonard-Grondin en octobre, ont perdu 5-2 au Colisée Jean-Béliveau en novembre avant de finalement l'emporter 4-1, à nouveau sur la route, le 13 février.

«En séries, ce genre de statistiques ne veulent plus rien dire, a repris Lapierre. Les Rangers, rappelez-vous, nous avaient battus deux fois sur trois en saison régulière...»

Inouk et Collège Français, rappelons-nous aussi, s'étaient affrontés au deuxième tour des séries il y a un an. Les rôles étaient alors inversés: Granby, en congé en première ronde, venait de connaître une grosse saison, tandis que Longueuil avait connu un départ difficile avant de se relever après les Fêtes. Et les Inouk, suivant la logique, ont eu le meilleur en six matchs.

«C'est l'ironie du hockey et l'ironie, en particulier, du hockey junior, a philosophé Lapierre. Aujourd'hui, c'est le Collège Français qui a le gros attirail, c'est le Collège Français qui a un alignement bourré de vétérans et de joueurs qui ont évolué dans la LHJMQ, et c'est nous qui sommes les négligés.»

Le rôle de négligés, pour tout vous dire, ne semble pas déplaire à Lapierre. Car les Inouk, face à plus forts qu'eux sur papier, n'ont pas de pression. Tout ce qu'ils peuvent faire, c'est surprendre.

«On va se battre!», a répété le coach.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer