L'heure de la retraite a sonné pour Jacques Villeneuve

«Je le sais que j'ai un ange gardien»

Le pilote de 61 ans accroche peut-être son casque,... (Photo Christine Bureau, La Tribune)

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Le pilote de 61 ans accroche peut-être son casque, mais le «gars de course» participera cette fin de semaine au Grand Prix Ski-Doo de Valcourt

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Christine Bureau
La Voix de l'Est

(Valcourt) L'heure de la retraite a sonné pour Jacques Villeneuve. Mais avant d'accrocher son casque, le vétéran pilote de Saint-Cuthbert a évoqué son frère Gilles, cet «ange gardien» qui a veillé sur lui tout au long de sa belle et longue carrière.

La sortie de piste qu'il a effectuée à Boonville, New York, a fait mal, avoue Jacques Villeneuve. Son tibia est fractionné, mais l'impact s'est fait ressentir un peu partout sur son corps.

Un accident qui s'ajoute au cancer de l'estomac qu'il combat depuis un an.

Pour une rare fois, le pilote a parlé de son grand frère hier lors d'un point de presse à Valcourt.

«Je le sais que j'ai un ange gardien», a-t-il confié, en allusion à Gilles Villeneuve, célèbre pilote automobile qui a perdu la vie dans un accident en 1982, en Belgique.

«Tranquillement, ça me chatouille en me disant: écoute, ça s'en vient si tu lâches pas. Pourquoi je ne me casse pas le cou comme un paquet d'autres vont se casser le cou? Je n'ai pas de protection, pas plus qu'il faut. C'est parce que j'ai la chance de mon bord, ou bien j'ai mon frère Gilles qui veille sur moi».

À ses yeux, son frère Gilles est encore le meilleur, et pas juste à cause de son côté mécanicien.

«Mon frère pour moi, c'est le meilleur au monde. Il n'y a pas meilleur que lui, il n'y a pas mieux que lui. C'est mon meilleur chum». Un meilleur ami qui le suit partout jusque dans son garage quand il travaille sur sa motoneige. «Il me donne un coup de main de la manière qu'il peut me donner», affirme Jacques Villeneuve.

Un hommage bien mérité

Le pilote de 61 ans accroche peut-être son casque, mais le «gars de course» en lui est loin de donner sa démission.

Le vétéran participera cette fin de semaine au Grand Prix Ski-Doo de Valcourt (GPV).

C'est le premier auquel Jacques Villeneuve assistera en tant que «retraité».

Mais pas question pour lui de rester tranquille.

«Moi, m'asseoir dans un coin et ne rien voir, ça ne m'intéresse pas. Moi, je suis un gars de course», insiste-t-il. C'est d'ailleurs à ce «gars de course» que le GPV souhaite rendre hommage.

Au passionné qui a fait ses débuts au Grand Prix de Valcourt en 1985. À celui qui a remporté le titre de champion du GPV à trois reprises, en 1986, en 2005 et en 2006. À celui aussi qui a été trois fois champion du monde à Eagle River, au Wisconsin.

L'hommage se fera vers 15 h sur l'ovale de glace, juste avant la grande finale de la catégorie Pro Champ 440, celle dans laquelle l'oncle Jacques a toujours couru.

Il aura l'honneur de donner le Gentlemen Starter, celui qui fera démarrer les machines pour un tour de piste symbolique.

«L'idéal pour moi, ce serait de faire un tour de piste, serrer la main à tout le monde sur le bord de la bande si c'était possible, mais tout ça, ça va prendre trop de temps malheureusement», lance le pilote, sourire au coin.

Ceux qui voudront le rencontrer pourront néanmoins le faire durant les trois jours de compétition à 13 h 30 sous la tente Ski-Doo. C'est là qu'il sera pour rencontrer ses fans.

Le reste du temps, il le passera à regarder les courses. Et peut-être à se préparer à tourner la page sur une fructueuse carrière.

«C'est dur parce que j'aime ça. C'est comme un divorce, quand tu te sépares de celle que t'aimes. C'est un peu ça qui se passe avec moi, malheureusement, et la fin de ma carrière.»

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