Un lieu d'entraînement pas ordinaire

Charles-Antoine Jolin, des Inouk de Granby, Sarah-Maude Labrecque,... (photo Janick Marois)

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Charles-Antoine Jolin, des Inouk de Granby, Sarah-Maude Labrecque, des Spartans du Collège Stanstead, Samuel Labrecque des Redmen de l'Université McGill, Patrice Demuy, des Saguenéens de Chicoutimi, Sébastien Beauregard, des Lancers de l'Université de Windsor et Alexandre Coulombe des Cataractes de Shawinigan s'entraînent tous au centre SHD illustrant bien la variété de joueurs qui s'y retrouve chaque semaine.

photo Janick Marois

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Maxime Massé
Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Granby) Dans le sport, la compétition passe souvent avant tout le reste. Mais en dehors des arènes sportives, les athlètes n'hésitent pas à collaborer afin d'améliorer leurs performances et repousser leurs limites.

On n'a qu'à penser à ses boxeurs qui sont partenaires d'entraînement avant de s'affronter plus tard dans leur carrière ou aux joueurs de la LNH qui patinent côte à côte l'été pour ensuite échanger des coups d'épaules durant la saison.

C'est dans cet esprit que fonctionne le centre d'entraînement sur glace synthétique SHD fondé il y a près d'une dizaine d'années par Pierre Labrecque. Entièrement dédié au hockey, cet endroit se veut un lien de rassemblement pour les joueurs de tout horizon aspirant à se dépasser.

«C'est un centre où on se consacre à développer l'athlète, peu importe où il joue. Il y a vraiment une belle camaraderie. Juste aujourd'hui (hier), on a des gars de trois différentes équipes du junior majeur dans le gym. Souvent, on va avoir des gars de Massey-Vanier, du Verbe Divin et des Vics qui s'entraînent en même temps», illustre Pierre Labrecque.

Qu'ils soient rivaux ou coéquipiers, ils sont réunis par un but commun: devenir de meilleurs joueurs de hockey. Les bannières de championnat et les divers chandails de joueurs ornant murs et plafond en témoignent de façon éloquente. «Tout le monde qui passe le pas de la porte a juste une idée en tête, c'est de s'améliorer que ce soit au niveau technique ou de la condition physique. On travaille autant avec des jeunes de 4 ans qui en sont à leurs débuts qu'avec des monsieurs dans la cinquantaine qui souhaite améliorer leurs performances dans leur ligue de bière», note M. Labrecque.

Les jeunes poussent les vieux, les vieux conseillent les jeunes et les joueurs juniors qui cognent à la porte des rangs professionnels font rêver tous les autres. Parmi ceux-ci, le jeune Granbyen de 17 ans, Patrice Demuy, qui évolue avec les Saguenéens de Chicoutimi dans la LHJMQ.

«On est vraiment dans une ambiance de hockey. On travaille gros la puissance de nos jambes, ce qui peut juste apporter des bénéfices. En même temps, on s'entraîne avec d'autres joueurs même s'il peut arriver comme moi et Alex Coulombe qu'on soit des adversaires dans la vie de tous les jours.»

«Le but, c'est de percer plus loin en s'entraidant et en se poussant. Au gym, on devient des chums même si on joue un contre l'autre sur la glace. On regarde l'autre aller et ça peut juste nous amener à nous dépasser», indique Demuy qui s'entraîne régulièrement sur place depuis quatre ans.

M. Labrecque souligne que même les arbitres utilisent ses installations tout comme les adeptes d'autres sports souhaitant notamment développer l'explosivité de leurs jambes.

Du maniement de la rondelle au soulèvement d'haltères

Plus méconnu à Granby qu'à l'extérieur selon son propriétaire, le centre, qui a déménagé dans l'ancienne usine Ranger en 2010, attire des joueurs de partout dans le sud de la province.

De l'anneau de glace synthétique au corridor d'accélération, tous peuvent y trouver leur compte, incluant les gardiens qui ont une section avec un filet aménagée spécialement pour eux.

Le reste des lieux comprend une salle de gym avec divers appareils qui permettent aux joueurs de passer du maniement de la rondelle à celui d'haltères en quelques secondes. Les entraîneurs ont même récemment mis au point le X-Traning, une sorte de circuit de CrossFit où les participants passent d'une station d'entraînement à l'autre en conservant leurs patins.

Mais l'exercice le plus redouté de tous demeure le Hi-Trainer. Cet appareil conçu à Bromont et employé par plusieurs athlètes professionnels est en fait une sorte de tapis roulant sans moteur qui oblige le sportif à forcer pour avancer.

«C'est vraiment l'une des meilleures places à Granby pour les joueurs de hockey, assure le défenseur granbyen Alexandre Coulombe qui joue pour les Cataractes de Shawinigan. L'accès à une glace synthétique comme celle-là, il n'y en a pas beaucoup dans la région. L'endroit est parfait pour améliorer sa technique de patin, sa force dans les jambes et éviter de prendre de mauvaises habitudes.»

Un avis partagé par Sarah-Maude Labrecque, une gardienne de but des Spartans du Collège Stanstead, qui estime que les filles représentent environ 15 % de la clientèle du centre. «Sur la glace synthétique, tu ne peux pas tricher. Impossible de se laisser glisser, tu dois mettre des efforts si tu veux avancer. Et c'est intéressant de pouvoir enfiler nos patins douze mois par année», note la fille de M. Labrecque.

Pour M. Labrecque, qui a notamment travaillé avec Kristopher Letang, Louis Leblanc et Simon Desprès au fil des ans, le plaisir reste d'aider les jeunes à se hisser vers les sommets qu'ils espèrent atteindre.

«C'est une chose de rêver à la LNH, mais la porte s'ouvre rarement. Pour arriver là, il faut travailler très fort. J'aime penser qu'on aide à produire des champions. On les prend en bas de la pyramide et on tente de les amener jusqu'en haut.»

 

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