Les Incroyables s'en vont à la conquête du Bol d'Or

Selon Cédric Tousignant, quart-arrière, c'est l'esprit d'équipe qui... (photo Julie Catudal)

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Selon Cédric Tousignant, quart-arrière, c'est l'esprit d'équipe qui a mené les Incroyables là où ils sont rendus: à une victoire d'être couronnés champions québécois.

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(Granby) «J'ai juste 16 ans, mais jouer en finale du Bol d'Or, c'est comme le rêve d'une vie.»

Vers 10 h ce matin, William Grondin et ses coéquipiers des Incroyables du football juvénile de J.-H.-Leclerc vont prendre l'autobus en direction de Trois-Rivières afin de disputer leur match de l'année, leur «fin du monde» à eux, pour reprendre une expression souvent entendue dans l'entourage de l'équipe au cours des derniers jours: la finale du Bol d'Or les opposant au Laser de l'école secondaire des Sentiers de Charlesbourg.

Les Incroyables n'ont pas perdu un seul match depuis le début de la saison, eux qui montrent une fiche de 11 victoires et aucune défaite. Mais la 12e rencontre, la toute dernière, risque d'être la plus difficile à remporter.

«On a confiance, mais on sait qu'on a du gros travail devant nous, explique le porteur de ballon Grondin. Va falloir travailler pendant 60 minutes, va falloir donner tout ce qu'on a dans le corps et dans le coeur. Va falloir... pis on va le faire!»

Selon Cédric Tousignant, quart-arrière, c'est l'esprit d'équipe qui a mené les Incroyables là où ils sont rendus: à une victoire d'être couronnés champions québécois.

«On est tissés serrés, comme la plus belle et la plus unie des familles, dit-il. On a du talent, c'est sûr, mais tout passe par l'esprit d'équipe. On s'en va au Bol d'Or, mais on est un peu tristes en même temps parce qu'on se rend compte que la saison achève, parce qu'on se rend compte que les choses ne seront plus pareilles à partir de la semaine prochaine.»

«On est unis comme les doigts d'une main», image quant à lui le secondeur Vincent Gatien.

Y croire

L'entraîneur en chef des Incroyables, Jean Jr Petit, savait qu'il misait sur une bonne équipe, une équipe «spéciale», pour reprendre ses mots. Et dès le jour un du camp d'entraînement, il a commencé à parler à ses joueurs du Bol d'Or. Il croyait fermement en son club.

«Le coach y croyait, mais moi, honnêtement, ça a pris un certain temps avant que je crois vraiment en nos chances d'aller aussi loin, admet Cédric Tousignant. Mais on a gagné un match, puis un autre, puis encore un autre, et j'ai fini par être convaincu moi aussi. Mais c'était correct de ne pas être convaincu dès le départ parce que ça a fait en sorte que je n'ai rien pris pour acquis...»

Et les Incroyables jurent à l'unisson qu'ils ne tiendront rien pour acquis, cet après-midi à compter de 15 h au Stade des Diablos du cégep de Trois-Rivières, même s'ils sont favoris pour l'emporter.

«Ce serait idiot de prendre ça relaxe alors qu'on est à une victoire d'être couronnés champions, laisse tomber Vincent Gatien. On n'a pas le droit de faire ça!»

Les 36 joueurs des Incroyables vont représenter leur école, aujourd'hui. Mais pas juste leur école, précise William Grondin.

«On s'en va jouer pour notre école, mais pour notre ville aussi. On représente J.-H.-Leclerc, mais on représente Granby également. Moi, je sens que la ville au complet est derrière nous.»

Et afin que cette belle bande de jeunes hommes réalise le rêve de leur vie, les Granbyens vont forcer avec eux, à distance, aujourd'hui.

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