«Il faut commencer en force»

Daniel Lacroix derrière le banc du Canadien.

Agrandir

Daniel Lacroix derrière le banc du Canadien. "J'aime ce que je vis et j'ai du plaisir", dit-il.

photo Bernard Brault, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Granby) "Le camp d'entraînement a été long et court à la fois. Mais surtout, il a été intense. On aimerait toujours avoir plus de temps, mais il est temps que ça commence pour vrai. Personnellement, je suis excité et j'ai hâte!"

Daniel Lacroix vient de compléter son premier camp en tant que membre de l'équipe d'entraîneurs du Canadien. Un camp où toutes les décisions de la direction ont été étudiées et analysées par des dizaines de journalistes... et des millions de gérants d'estrade. Effectivement, il est temps que la vraie saison commence."D'un point de vue personnel, explique Lacroix, le camp m'a permis de mieux connaître Michel (Therrien) et les autres entraîneurs (Jean-Jacques Daigneault, Clément Jodoin et Stéphane Waite), de me familiariser avec le système de jeu de l'équipe ainsi qu'avec mon nouvel environnement de travail. Honnêtement, j'aime ce que je vis et j'ai du plaisir."

Celui qui partage son temps entre le domicile familial de Shefford et son nouvel appartement de la banlieue sud de Montréal travaille principalement auprès des attaquants. En compagnie de Clément Jodoin, un de ses mandats consiste à faire fonctionner l'avantage numérique.

"On a une belle équipe et on est optimistes en pensant à la saison qui commence. Le Canadien a fait un bon bout de chemin le printemps dernier, c'est vrai, mais la ligue est devenue tellement compétitive qu'on ne peut absolument rien prendre pour acquis. Vous direz que je joue de prudence, mais l'objectif premier demeure de participer aux séries éliminatoires."

Place à la jeunesse

Lacroix parlera même d'une certaine transition.

"Le départ de vétérans (comme Gionta, Gorges et maintenant Bouillon) fait en sorte qu'on demande à des jeunes d'assumer plus de responsabilités et d'en prendre plus large dans le vestiaire. Comment réagiront-ils? On a confiance en eux, mais on se demande tout de même comment ils vont réagir. Ça fait partie des choses qui nous préoccupent à titre d'entraîneurs."

Selon l'ancien adjoint d'Alain Vigneault chez les Rangers de New York, le Canadien devra connaître un bon départ.

"On a connu un début de saison très difficile à New York la saison dernière et on a traîné ça longtemps. On a atteint la finale de la Coupe Stanley, mais on en a ramé un bon coup pour rattraper notre mauvais départ. Il faut commencer en force, il faut éviter de se mettre dans le trouble en partant."

Surtout qu'à Montréal, aurait-il pu ajouter, c'est la panique aussitôt que l'équipe en perd une!

"Un endroit spécial"

Daniel Lacroix a beau être un bon Québécois, il redécouvre Montréal, cette grande et folle ville de hockey à la fois.

"C'est un endroit spécial, c'est certain, avoue-t-il. Des matches inter-équipe qui attirent 21 000 personnes, je n'ai pas vu ça souvent ailleurs. C'est clair qu'il y a de la pression, mais quand tu travailles dans la Ligue nationale, tu as cette pression de gagner partout, dans les grands comme dans les petits marchés. Les journalistes mettent de la pression, les partisans aussi, mais la plus grande pression, c'est celle qui vient de l'intérieur, celle qui dit que tu es dans la LNH et que si tu veux conserver ton job, il faut que tu gagnes."

Oui, Lacroix semble bel et bien prêt pour Montréal.

"Au mois de juillet, quand j'ai été embauché par le Canadien, j'avais une bonne idée de ce qui m'attendait. Là, je sais exactement ce qui m'attend et ce qu'on veut de moi. Je suis prêt et je suis content que ça commence pour vrai."

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer