Le projet de toute une région

La piscine Miner... (photo Janick Marois)

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La piscine Miner

photo Janick Marois

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Marc Gendron
La Voix de l'Est

La liste des attraits du centre aquatique projeté a de quoi faire rêver: deux piscines intérieures, un bassin extérieur avec accès de type plage, des tremplins, une glissade, des spas, des saunas et des jeux d'eau.

Édifier une telle infrastructure commande bien évidemment un important investissement: autour de 30 millions de dollars selon les estimations.

Le montage financier du projet de centre aquatique tel que présenté aux Granbyens cette semaine semble tout à fait raisonnable.

La charge fiscale imposée aux propriétaires de Granby, soit une contribution approximative de 30 $ par an sur une période de 20 ans pour une résidence évaluée à 222 000 $, n'a rien d'exagérée.

Mais tout cela tient dans la mesure où les autres paliers gouvernementaux mettent également l'épaule à la roue.

Une nécessité

La nécessité de remplacer la piscine Miner ne fait plus aucun doute. Comme l'illustrait le reportage publié dans notre édition de samedi dernier, presque tout y serait à refaire. Un investissement minimal de 10 millions de dollars, et une fermeture de plusieurs mois seraient nécessaires pour mettre à niveau l'actuel équipement.

Et dans le cas d'une rénovation de la piscine Miner, difficile de contrôler l'agenda: un bris majeur entraînant la fermeture immédiate de la piscine pourrait survenir à tout moment.

Malgré les millions de dollars investis, cela demeurerait une piscine datant des années 70 pour laquelle toute possibilité d'agrandissement est limitée et où les cases de stationnement sont fort peu nombreuses.

La seule avenue raisonnable est donc celle sur laquelle la Ville s'est engagée: la construction d'un édifice flambant neuf.

Mais la question se pose: Granby a-t-elle les moyens de s'offrir seule une piscine au coût de 30 millions de dollars si personne ne vient l'appuyer financièrement?

Le maire Pascal Bonin a offert la seule bonne réponse possible à ce stade-ci en refusant de s'engager formellement à freiner la marche du projet ou à le poursuivre advenant que les gouvernements fédéral et provincial lui fassent faux bond.

Il a simplement dit qu'il reviendrait devant la population si cela s'avérait nécessaire. Car ultimement, ce sera aux contribuables de Granby de décider s'ils veulent de ce projet. Et son acceptabilité pourrait être grandement compromise si les subventions espérées ne viennent jamais.

Porter le ballon

Pascal Bonin aura donc la tâche d'attirer suffisamment l'attention de Québec et d'Ottawa pour voir ce projet, que l'on peut d'ores et déjà identifier comme faisant partie du legs qu'il compte laisser aux Granbyens au terme de sa carrière politique, se concrétiser.

Les députés François Bonnardel et Réjean Genest auront aussi fort à faire à ce chapitre.

Et si en bout de piste l'argent ne vient pas de plus haut, peut-être faudra-t-il regarder autour de Granby.

La piscine Miner sert déjà à des résidents de villes voisines en vertu d'ententes entre ces municipalités. Un partage du fardeau financier avec les autres villes et villages de la région pourrait sans aucun doute être envisagé.

Car après tout, le projet tel qu'il est n'a pas que des allures de piscine municipale, mais plutôt de centre aquatique régional. Pourquoi la région ne se mobiliserait-elle pas toute entière afin de le voir se réaliser?

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