Pas de pot dans ma cour

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La Voix de l'Est

L'administration municipale de Granby a fait ce qu'il fallait dans le dossier du changement de zonage afin de permettre la production de marijuana thérapeutique en milieu urbain. La prudence dans ce dossier plutôt complexe était la seule avenue à emprunter.

Sentant le malaise causé par ce projet, le maire Pascal Bonin a sagement choisi de mettre tout sur la glace, le temps d'y voir plus clair.

L'argument de l'acceptabilité sociale, dans ce cas précis, a prévalu et pour cause. La consommation de cannabis à des fins médicales semble plutôt bien tolérée dans la société, mais les craintes entourant l'installation de centres de production en milieux urbains sont légitimes.

Est-ce nécessaire que ces «usines à pot» soient installées en plein coeur d'une ville? L'obligation de fortifier l'emplacement, les risques de sécurité entourant la production et la distribution d'un tel produit, dont la consommation est considérée illicite sans autorisation médicale, les possibilités que l'odeur caractéristique du cannabis se fasse sentir jusque dans les quartiers résidentiels qui bordent les enclaves industrielles, sont autant d'arguments qui viennent militer en défaveur de la permission de tels projets en milieu urbain.

Cette fois, la réaction du «pas dans ma cour» semble légitime.

La voie rurale

Maintenant, comme cela est permis par Santé Canada et que la demande pour du «pot» thérapeutique est bien réelle, où permettre sa production?

Comme la livraison est le seul mode de distribution permis par Santé Canada, il n'y a aucune obligation que les centres de production soient à portée des clientèles visées.

Sans vouloir pelleter le problème dans la cour des communautés rurales, pourquoi ne pas forcer la main des promoteurs de tels projets à s'installer en milieu moins densément peuplé, là où les activités de nature agricole sont déjà bien implantées?

Les irritants soulevés par la population de centres urbains seraient, sans être complètement aplanis, amoindris.

Il ne serait pas plus sage que le conseil municipal de Granby - ou celui de toute autre ville - ferme complètement la porte à cette industrie. Mais il est de sa responsabilité de bien encadrer cette activité qui n'a pas fini d'alimenter le débat.

•••

Granby, ville de l'amour

On l'a déjà dit et on le répète, Pascal Bonin est un drôle de personnage. Le maire de Granby a une fois de plus démontré son anticonformisme cette semaine en lançant l'idée de permettre à ses citoyens d'utiliser les panneaux d'affichage électroniques de la ville, à l'occasion de la Saint-Valentin, afin de propager des messages d'amour.

Cette initiative, qui ne coûtera qu'un peu d'«huile de bras» comme l'a précisé M. Bonin, fait sourire, mais elle vient comme une bouffée d'air frais en cette période de grisaille hivernale. Elle fait également bénéficier la ville d'un fort rayonnement médiatique positif qui, souhaitons-le, piquera assez la curiosité des gens d'ailleurs pour leur donner envie de passer par Granby le week-end de la fête de Cupidon.

La volonté que le maire Bonin démontre depuis le début de son mandat d'humaniser davantage l'appareil municipal est tout à fait rafraîchissante et mérite d'être soulignée.

Espérons maintenant que les citoyens de la région seront nombreux à répondre à son appel afin de faire de Granby, ne serait-ce que pour une seule journée, la «ville de l'amour».

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