La recherche, c'est l'avenir!

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Beaudoin
La Voix de l'Est

Ce n'est pas à une annonce banale à laquelle étaient conviés les médias hier matin. Le partenariat entre l'Université de Sherbrooke, l'entreprise Protec-Style et la Ville de Granby pour l'implantation du Carrefour d'innovations en technologies écologiques (CITÉ) constitue, selon le maire de Granby, Pascal Bonin, le premier jalon d'un «nouveau créneau économique identitaire pour la région».

M. le maire a raison d'afficher un bel enthousiasme, la recherche dans le domaine du développement durable étant certainement porteur d'avenir.

Bien sûr, les trois partenaires trouvent leur compte dans cette aventure.

Pour l'Université de Sherbrooke, il s'agit d'une occasion de s'implanter encore plus dans la région, elle qui est déjà partenaire dans le centre de recherche sur la microélectronique à Bromont, un autre secteur au fort potentiel.

Pour l'entreprise Protec-Style, cette alliance avec l'université lui ouvre toutes sortes de possibilités pour l'exploitation commerciale de l'asclépiade, une fleur aux vertus particulières poussant un peu partout au Québec et souvent considérée comme une mauvaise herbe par les agriculteurs.

On lui prête des qualités d'isolation thermique, d'atténuation acoustique et d'absorption, notamment des produits pétroliers.

Enfin, pour la Ville de Granby, le CITÉ se veut une prise de choix pour la nouvelle phase du parc industriel et une bien belle carte à brandir pour attirer d'autres entreprises.

Lac Boivin: des gestes tout de suite!

Par ailleurs, la belle unanimité qui se dégage à la suite de la présentation du plan d'action visant à redonner du tonus au lac Boivin doit se traduire rapidement par des gestes concrets et visibles.

Certaines des recommandations pourraient même être appliquées dès cet été. On pense par exemple à l'installation d'une toile spéciale au fond du lac Boivin près du parc Daniel-Johnson ou encore au faucardage des plantes aquatiques envahissantes dans certaines sections du lac. Ces gestes n'amélioreraient pas nécessairement la qualité de l'eau, mais auraient pour effet d'en améliorer assurément le look!

Ces mesures, toutes cosmétiques soient-elles, doivent bien sûr être accompagnées d'autres qui consistent, en gros, à freiner le plus possible l'apport en phosphore dans le lac Boivin. Et plusieurs de ces mesures concernent les municipalités qui se trouvent dans le bassin versant du lac Boivin.

Les maires de ces municipalités ont d'ailleurs indiqué qu'ils sont prêts à assumer leur part de responsabilités dans ce complexe dossier, en ajoutant que des gestes concrets ont déjà été posés et que d'autres suivront.

Selon le plan d'action, il en coûterait un peu plus de 3 M$ au cours des 15 prochaines années pour redonner du lustre au lac Boivin, 2,6 M$ pour Granby et 435 000 $ pour les autres municipalités du bassin versant. Des subventions provenant des gouvernements fédéral et provincial pourraient aussi être disponibles et ainsi atténuer les coûts assumés par les citoyens.

Est-ce vraiment si cher payé pour léguer à nos enfants un lac en meilleure santé que celui que nous ont laissé nos parents?

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer