PLC: Shefford dans la mire

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François Beaudoin
La Voix de l'Est

Les astres s'alignent un à un pour le Parti libéral du Canada (PLC) dans la circonscription de Shefford.

Maintenant que la candidature de Pierre Breton est officielle (il est seul à l'investiture du 2 décembre), le PLC semble en bonne position pour ramener Shefford dans le giron libéral.

Sans rien enlever à Bernard Demers, qui fut candidat malheureux pour le PLC aux élections de 2008 et 2011, l'arrivée de Pierre Breton a de quoi insuffler une bonne dose de confiance aux militants libéraux fédéraux de Shefford.

L'homme est doté d'une belle personnalité, il est très impliqué au sein de la communauté de la grande région de Granby et il possède déjà une certaine expérience politique, lui qui siège comme conseiller municipal à la ville de Granby depuis 2005.

Autant d'atouts qui s'ajoutent à la popularité personnelle du chef du PLC Justin Trudeau, popularité qui ne semble pas s'essouffler. Les libéraux caracolent en tête des intentions de vote au Québec. Et le scandale des commandites semble être chose du passé au sein de l'opinion publique...

***

Pierre Breton a littéralement le PLC dans le sang. Son père Jean-Paul a longtemps oeuvré auprès de Jean Lapierre, élu à quatre reprises pour le PLC dans Shefford. Jean-Paul Breton a été l'organisateur en chef des campagnes électorales 1979, 1980, 1984 et 1988 de Jean Lapierre, aujourd'hui commentateur politique. Bref, le rouge libéral est dans la vie de Pierre Breton depuis son adolescence.

S'il est élu dans un an, Pierre Breton deviendrait le premier député libéral fédéral dans Shefford depuis Diane St-Jacques, élue en 2000 sous les couleurs du PLC. Mme St-Jacques a subi la défaite en 2004 aux mains du bloquiste Robert Vincent qui fut lui-même renversé par la vague orange en 2011 alors que le néo-démocrate Réjean Genest lui a ravi son siège.

Pierre Breton pourrait bien profiter de la désorganisation des autres partis politiques fédéraux dans la circonscription.

Ici comme ailleurs au Québec, les bloquistes sont en pleine déroute et le moins que l'on puisse dire, c'est que les candidats ne se bousculent pas au portillon pour porter leurs couleurs dans Shefford dans un an.

Pour ce qui est des conservateurs, le futur candidat local devra composer avec la grande impopularité du premier ministre Stephen Harper au Québec et une faible base militante dans Shefford. La candidate conservatrice déchue lors du scrutin de 2011, Mélissa Leclerc, avait d'ailleurs terminé en 3e position avec à peine 15 % des suffrages exprimés.

Pour leur part, les néo-démocrates ne pourront cette fois-ci surfer sur l'immense popularité de feu Jack Layton. Les Québécois aiment bien son successeur Thomas Mulcair, mais saura-t-il faire élire autant de députés? On ne peut pas dire que beaucoup d'entre eux se sont illustrés dans leur rôle depuis 2011, à commencer par l'actuel député de Shefford, qui disons-le, s'est fait très discret.

Les prochaines élections fédérales auront lieu dans un an et bien des choses peuvent se produire d'ici là. Mais force est d'admettre que les libéraux ont actuellement une longueur d'avance dans la circonscription de Shefford. 

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