Septembre sur le lac

C'est vrai qu'on a raison de s'extasier sur ce mois encore chaud sans trop... (archives La Voix de l'Est)

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La Voix de l'Est

C'est vrai qu'on a raison de s'extasier sur ce mois encore chaud sans trop l'être, exempt d'un bon nombre de moustiques « fatigants », regorgeant d'annuelles à leur climax et marquant le début de l'évolution naturelle vers les teintes automnales.

En observant le grand nombre de gens qui profitent de la piste cyclable autour du lac Boivin, je me dis qu'une météo qui voisine les vingt degrés accompagnée d'un vent frais est sans doute la température idéale pour ce faire. Quand on a de bonnes jambes et qu'on se soucie le moindrement de son bien-être physique en tout cas... Car l'air frais est un élixir incroyable­ à bien des maux !

Contempler le lac et sa majestueuse fontaine aux reflets désormais si colorés le soir ! Ouvrir tout grand les yeux sur une nature qui a tellement à offrir en cette saison, avant que les outardes ne brisent le silence « relatif » de mon oasis de paix ! Ce qui me permet évidemment d'entendre plein de choses que le bruit occulte : le vent qui fait plier les arbres, le ramage des oiseaux d'été, les aboiements d'un jeune chiot, des rires d'enfants, et même - au loin - un tintement de cloches annonçant quelque événement heureux ou malheureux...

Je remarque que les gens se promènent en famille ! La plupart du temps, ce sont des grands-mères aux cheveux blancs qui poussent allègrement les carrosses de bébés pendant que le reste de la smala suit d'un bon pas... Image d'une société devenue avec les années - et plus que jamais - matriarcale ! Elle est bien loin cependant l'époque de mon enfance, celle des femmes au foyer qui se devaient de répondre strictement aux besoins de mari et enfants ! En cinquante années, la femme est devenue l'égale de l'homme et sa partenaire à tous égards. Elle évolue sur le marché du travail avec plus ou moins d'équité salariale avec l'homme, me direz-vous, mais recherche succès et réalisation au même titre que lui.

Me voici bien loin de ma réflexion sur un automne que Bécaud­ chantait avec fougue et brio : « C'est en septembre... » ou du refrain anglais : « Try to remember the song of September... » dont les notes me hantent ! Que ce mois et la saison à venir nous comblent de leurs faveurs, l'été nous ayant lamentablement­... fait faux bond !!!

Jeannine Mailloux

Granby




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