Bien gérer : Granby paye comptant depuis quatre ans

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La Voix de l'Est

La dette de Granby au début du mandat du présent conseil était de 80 millions $. À la fin de leur mandat, elle sera toujours de 80 millions $. Qu'est-ce que ça signifie ? Cela veut nécessairement dire que le conseil actuel a payé toutes les dépenses des quatre dernières années comptant.

Oh, le conseil a bien contracté de nouveaux emprunts, mais il a aussi remboursé de vieux emprunts laissés par le conseil précédent. Pour être exact, il a remboursé environ 10 millions $ au cours des années, mais il aura un mégaemprunt de 10 millions $ pour le nouveau centre aquatique, la plus grosse dépense jamais faite par la Ville de Granby pour une infrastructure municipale. Donc, sachant que la Ville a eu des revenus d'environ 100 millions $ chaque année - soit 400 millions $ sur 4 ans - elle a donc utilisé cet argent pour payer l'équivalent de toutes ses factures durant ces quatre années, incluant un centre aquatique. La preuve est maintenant faite : une ville peut payer comptant sans se priver. Et ça ne prend pas 15 ou 20 ans pour amasser suffisamment d'argent pour se payer une méga-infrastructure, le conseil actuel l'a fait en quatre ans seulement.

Mais que serait-il arrivé si, lorsque le conseil actuel est arrivé au pouvoir il y a quatre ans, la Ville n'avait eu aucune dette et que le conseil avait géré exactement de la même façon ? Eh bien, au lieu de rembourser 10 millions $ d'emprunts (puisqu'il n'y en aurait pas), il aurait mis ces 10 millions $ dans une réserve. L'argent qui est dans une réserve est généralement placé et donc rapporte des intérêts, contrairement à une dette. Lorsque le conseil aurait voulu payer pour le centre aquatique, il aurait simplement pris les 10 millions $ dans la réserve, remettant ainsi les compteurs à zéro : pas de dette, pas de réserve. Bref, il aurait payé comptant comme c'est le cas présentement.

Mais il y a mieux encore. Si la dette de la Ville avait été à zéro il y a quatre ans, nous n'aurions pas eu à payer d'intérêts ces quatre dernières années. Les intérêts à payer sur 80 millions $ s'élèvent à environ 3 millions $ chaque année (à un taux d'intérêt annuel de 3,5 %). Ce qui signifie que les dépenses du conseil actuel auraient été diminuées de 12 millions $ sur quatre ans. C'est l'équivalent d'un autre centre aquatique ! Et tant qu'on ne remboursera pas la dette, ce sera le cas à tous les quatre ans !

Ceci démontre bien pourquoi il n'y a rien de positif pour une Ville de maintenir une dette et que de rembourser notre dette est un investissement. Un foutu bon investissement. Mais ce qu'il y a de bien aussi avec un conseil qui gère sans s'endetter, c'est que cela le force à prendre les bonnes décisions et à en assumer les mauvaises au quotidien. Un conseil responsable prévoit des réserves financières pour l'avenir et non pas des factures impayées.

Tout bon électeur devrait exiger que les candidats des prochaines élections s'engagent à, non seulement ne pas endetter notre ville, mais à faire un plan raisonnable de remboursement de notre dette.

Denny O'Breham

Granby




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