Marguerite Bourgeoys, une grande dame oubliée

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La Voix de l'Est

J'ai remarqué que dans les fêtes du 375e anniversaire de Montréal (au début, c'était Ville-Marie), on parle très peu ou pas de cette autre fondatrice de Montréal avec Jeanne Mance et Maisonneuve : Marguerite Bourgeoys (1620-1700).

Elle part de France (Troyes) en 1653 pour venir fonder la première école de Montréal. Avec ses consoeurs d'enseignement, elle met sur pied la Congrégation Notre-Dame en 1671, communauté qui existe encore aujourd'hui. Au début de la colonie, elles se consacreront surtout à l'enseignement des arts ménagers. En 1658, cette communauté ouvre une petite école, ancienne étable de pierre, sur un terrain concédé par Maisonneuve.

Cette école accueille les filles et, jusqu'en 1665 ou 1666, les petits garçons ainsi que les colons et les Amérindiens. Marguerite Bourgeoys ouvre aussi l'école de la Providence à Pointe-Saint-Charles en 1666, la première école ménagère du Canada. Elle ouvre aussi un pensionnat à Ville-Marie en 1676, en plus de plusieurs autres écoles à Montréal et à Québec. Elle est considérée comme la première institutrice de Nouvelle-France. Elle héberge en plus les « Filles du roi » et fonde la première chapelle en pierre de Ville-Marie. Elle laisse ses mémoires en 1695 et décède à Montréal en 1700. Elle est canonisée à Rome le 31 octobre 1982. 

On peut affirmer qu'avec Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys a été la fondatrice de Montréal, au même titre que Maisonneuve. Ne s'agit-il pas là de la première expression du féminisme en Amérique ? On doit aussi à Marguerite Bourgeoys une tradition québécoise qui se perpétue depuis le XV11e siècle : celle de savourer, le 25 novembre, la célèbre tire Sainte-Catherine. Cette jeune institutrice de Ville-Marie voulait offrir des bonbons à ses élèves pour souligner la Sainte-Catherine. Or s'apercevant que ses bocaux étaient vides, elle entreprit de mêler et de faire cuire, dans un chaudron, de la mélasse, du sirop de maïs et divers autres produits choisis arbitrairement, avec le résultat qu'après refroidissement et étirage, elle obtint cette fameuse friandise aussi succulente que typique.

Georges-H. Rivard

Granby




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