Avez-vous le goût, avons-nous le coeur ?

C'est en relisant du Saint-Exupéry que ce titre a surgi. L'aviateur poète nous... (123RF)

Agrandir

123RF

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Voix de l'Est

C'est en relisant du Saint-Exupéry que ce titre a surgi. L'aviateur poète nous fait une proposition géniale qui nous simplifierait la vie. « Quand tu veux construire un bateau, ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail, mais fais naître dans le coeur de tes hommes et femmes le désir de la mer. »

L'actualité nous présente des gens anonymes qui deviennent des héros pour avoir sauvé une vie dans des circonstances dramatiques. Ces gens sont étonnés d'être médaillés et admirés. Ils n'ont fait qu'écouter leur coeur et l'adrénaline a fait le reste.

Écouter son coeur, c'est une invitation qui nous sera faite par une équipe bénévole de Sainte-Anne-de-la-Rochelle qui a pris à coeur la sauvegarde du monument patrimonial du village : l'église paroissiale. Il est urgent de revêtir d'un nouveau toit ce joyau dont nous avons hérité en 1893. Une collecte de fonds sera concrétisée avec l'objectif de recueillir soixante-dix mille dollars.

Avant d'être une affaire d'argent, cette initiative est une affaire de coeur. N'oublions pas que pour la majorité d'entre nous, les événements-clés de notre existence, les festifs et les dramatiques auront été une affaire de coeur : le baptême, le mariage, les funérailles auront été célébrés à l'église paroissiale.

Nos ancêtres nous ont laissé en héritage non seulement de la pierre, mais du coeur. Les cent soixante-huit familles de l'époque ont dû contribuer au financement de leur église à la hauteur de quarante dollars (quatre mille dollars en valeur d'aujourd'hui) soit vingt pour cent de leur salaire annuel de deux cents dollars. Cette invitation pressante à nous serrer les coudes et les coeurs est un S.O.S. pour sauver le plus beau monument patrimonial de Sainte-Anne-de-la-Rochelle.

Si un diablotin chuchote à votre oreille des propos mesquins pour freiner votre générosité, faites demi-tour et présentez votre oreille gauche (côté coeur) à un angelot qui vous donnera le goût de répondre à l'équipe de bénévoles qui aura l'opportunité de vous solliciter. Votre bourse sera plus légère, mais votre coeur aura plus d'impact. Comme nous le rappelle le romancier Robert Lalonde, c'est le coeur qui meurt en dernier. La vraie question, ce n'est pas « Avons-nous le goût ? »... mais... « Avons-nous le coeur ? »

Fernand Raymond

Sainte-Anne-de-la-Rochelle




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer