Granby, ville de beauté et de bonheur

La lac Boivin... (Janick Marois, archives La Voix de l'Est)

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La lac Boivin

Janick Marois, archives La Voix de l'Est

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La Voix de l'Est

Nos visiteurs nous disent que nous habitons une « belle ville ». En effet, nous sommes entourés de beautés. Mais nous sommes parfois myopes, nos yeux sont « terriblement habitués », selon le mot de Mauriac. Le sens de l'émerveillement est le meilleur remède à la monotonie de la vie. Il est prouvé que la beauté favorise la santé et la longévité. Permettez que je souligne quelques beautés de notre ville, beautés qu'il faudrait découvrir avec des yeux neufs.

Notre jardin zoologique est certes l'un des plus splendides qui soient. Et que dire du lac Boivin et de ses abords : sa spectaculaire fontaine, ses bosquets, le centre d'interprétation de la nature (CINLB), ses pistes cyclables et piétonnes, ses sculptures, puis sa populaire passerelle et ses ponts fleuris. Il ne faudrait pas dénaturer notre lac avec des « bebelles » géantes. 

Que dire des parcs Victoria, Miner, Pelletier, Kennedy, etc, ombragés d'arbres géants et ornés de jardins et d'oeuvres d'art ? Que dire du patrimoine extraordinaire que nous a légué la famille Miner : la ferme héritage, les boisés et le terrain de golf centenaire.

Et qu'il est attrayant le haut de la rue Principale, avec ses trois églises, ses commerces et restaurants attrayants et leurs terrasses, ses magnifiques édifices anciens, dont l'unique maison victorienne (Chez Mme Hortense), le palais de justice Roger Paré et sa grande verrière, oeuvre de Marcelle Ferron de renommée internationale.

Cette somptueuse verrière est méconnue. Ceux qui font visiter la ville oublient souvent (sinon toujours) la verrière. Et pourquoi donc n'est-elle pas illuminée le soir ? Et peut-être faudrait-il rendre plus attrayants le parc René-Lévesque et sa fontaine peu élégante. 

Autres beautés de notre ville. Le Cégep avec son atrium remarquable. Notre collège a été complètement embelli ces dernières années, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, sans oublier sa murale patrimoniale d'Alfred Pellan (récemment restaurée). D'ailleurs, nous avons un autre Pellan installé sur les murs de l'ancienne école St Patrick (aujourd'hui MRC-HY). Nous sommes choyés d'avoir deux Pellan à Granby. On retrouve aussi plusieurs édifices neufs de belle allure et surtout la Caisse Desjardins, de style audacieux et résolument moderne. Puis il y a le centre commercial des Galeries de Granby, récemment et joliment rajeuni ; le centre culturel France Arbour, spécialement la lumineuse salle d'exposition Boréart ; la bibliothèque Paul-O. Trépanier toute vêtue en neuf, dont la pièce maîtresse est certes le sarcophage romain, un joyau patrimonial unique que l'on a su mettre en valeur. À cette liste, il faudrait ajouter le Palace, l'aréna, l'ancienne église Notre-Dame, le centre communautaire Saint-Benoît, de style Dom Bello, etc.

Il faut continuer à créer de la beauté chez nous et ainsi y faire grandir le bonheur de vivre. L'architecte Pierre Thibault et le journaliste François Cardinal ont intitulé leur récent ouvrage Et si la beauté rendait heureux (édition La Presse, 2016), reprenant le mot célèbre de Stendhal : « La beauté est la promesse du bonheur ». Il faudrait que nos bâtisseurs du Granby moderne (architectes et élus) s'inspirent de ce très beau livre. Ainsi, nous espérons que notre futur centre aquatique sera élégant. L'époque des « boîtes carrées » est révolue. Nous espérons également que la salle multifonctionnelle de l'église Notre-Dame garde son cachet unique... et que son orgue soit enfin restauré.

 Chacun peut contribuer à ajouter de la beauté à notre ville en entretenant mieux sa propriété, en l'embellissant d'arbres et de fleurs et, bien sûr, en éliminant les « traineries ».

« La beauté se regarde, mais elle se vit... Nous avons besoin de la beauté pour qu'en nous le mauvais se change en bon », comme nous le dit Charles Pépin dans son merveilleux livre intitulé Quand la beauté nous sauve (Robert Laffont, 2013). Autre volume à savourer pendant la « la belle saison ».

Émile Roberge

Granby




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