Et si La Voix de l'Est disparaissait? (1re partie)

Samedi 6 mai, dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse... (La Voix de l'Est)

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La Voix de l'Est

Samedi 6 mai, dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse fixée au 3 mai de chaque année et suite à une information lue dans La Voix de l'Est, j'ai assisté au forum organisé par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) de la Montérégie. Le thème : «L'information régionale, qu'ossa donne  ».

Quelques heures plus tard, comme si mon cerveau avait eu peine à saisir le message plus ou moins subliminal, j'ai sursauté. Ce que j'avais entendu, à moins d'avoir mal compris, était un cri d'alarme. La liberté de presse en région court un grave danger et avec elle, la liberté d'expression et avec elle, la démocratie.

Évidemment, on ne tue pas les journalistes comme en Russie et on n'emprisonne pas les journalistes comme en Turquie, mais, lentement et sûrement, on les affame. Et la question qui tue : comment, d'une part, assurer l'indépendance des journalistes qui travaillent dans les régions éloignées des grands centres et d'autre part, comment assurer un financement adéquat de ces petites entreprises vouées à l'information des gens de leur communauté locale ?

Cette question est pertinente parce qu'une partie importante du support financier vient soit d'organismes publics de la région, soit d'entreprises commerciales et industrielles ayant pignon sur rue dans la municipalité.

La réalité vécue par les journaux régionaux est difficile. Comme toutes les entreprises, les coûts d'exploitation augmentent et la concurrence du WEB et en particulier des réseaux sociaux entame une part importante de leur clientèle traditionnelle.

Comme l'écrivait la Coalition pour une presse libre : « les entreprises de presse se laissent guider par des intérêts commerciaux plutôt que par l'intérêt public, minant ainsi le lien de confiance avec le public... » Et pourtant comme l'ont affirmé les journalistes présents au forum tenu à Saint-Bruno, c'est la crédibilité d'un journal qui constitue le meilleur moyen d'assurer­ sa pérennité.

Il est important de souligner le problème de la crédibilité de l'information dans un monde où règnent les « faits alternatifs », un univers où les faits comptent moins que les données de toutes sortes. À partir du texte de la Coalition pour une presse libre, ne pourrait-on pas affirmer que le problème de la crédibilité serait dû à : « l'abondance d'information accessible gratuitement, souvent filtrée par les réseaux sociaux qui donnent prépondérance à l'opinion et favorisent la désinformation et la propagation de fausses nouvelles » ?

François Rachline dans Le Droit de vivre renchérissait : « Sous une avalanche d'informations, comment s'y retrouver ? D'autant que la rumeur se propage à la vitesse d'un tsunami et que la vérification des faits s'effectue avec une lenteur parfois désespérante. »

André Beauregard

Shefford




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