Je veux savoir, moi non plus!

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La Voix de l'Est

Le 14 juin 2016, une rencontre avait lieu entre des représentants du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) et les commissaires, sur invitation de ces derniers. Durant la rencontre, plusieurs commissaires ont déclaré que, s'ils n'étaient pas au courant des problématiques, ils ne pouvaient pas agir. Ils nous ont invités à les interpeller plus souvent. Ils nous ont aussi demandé du temps afin de leur permettre de nous aider.

Cette année, j'ai envoyé plusieurs courriels à l'ensemble des commissaires, dans le but de les informer, preuves à l'appui, de problématiques que nous n'arrivons pas à régler par des discussions avec nos vis-à-vis de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC). Ceci est conforme aux discussions qui avaient eu lieu le 14 juin 2016. Nous souhaitons régler les problématiques, pour le bien de tous, et éviter de judiciariser­ des dossiers.

En date du 28 avril 2017, rien n'a changé. Je n'ai obtenu aucune réponse à mes courriels. J'évalue même que la situation a empiré. Depuis le 13 décembre 2016, le SEHY et plusieurs de ses membres ont assisté aux séances du conseil des commissaires.

Plusieurs interventions visant à informer les élus des problématiques vécues ont été effectuées. Dans le meilleur des cas, c'est le silence radio, on ne se donne pas la peine de nous répondre. Les problèmes, ça ne paraît pas bien dans un procès-verbal. Dans le pire des cas, les représentants de la CSVDC ne reculent devant rien pour discréditer les intervenants, voire les tourner en ridicule. Résultats ? Ça ne donne certainement pas envie d'agir et d'intervenir.

Est-ce que, finalement, on doit se fermer les yeux sur les problèmes et surtout ne pas exiger des solutions efficaces ? Est-ce le retour de l'omertà à la CSVDC ? Lors de la séance du 28 mars 2017, le président m'a interrompue lors de mon intervention en m'indiquant que je pouvais arrêter puisque « les commissaires savent lire ». Finalement, ne pas être informés des problèmes évite de devoir trouver des solutions. Le bon bilan financier a-t-il priorité sur le bien-être et la réussite des élèves ?

Les réponses à nos interventions se résument ainsi : le problème, c'est les autres (souvent l'intervenant à la séance des commissaires lors de la parole au public) ou bien c'est le syndicat qui cherche des problèmes où il n'y en a pas. Or, sachez que le SEHY n'a perdu qu'un seul grief depuis les dix dernières années.

Donc, malgré certaines prétentions, il semble que des arbitres du travail et des juges administratifs du TAT (tribunal administratif du travail) se rangent aussi derrière les prétentions du SEHY. Sont-ils eux aussi « dans le champ » ? Allons-nous continuer de regarder le bateau couler sans rien faire ? Doit-on obligatoirement se parler par avocats interposés ? Pourrions-nous nous entendre et utiliser les fonds (nos taxes et impôts) pour nos élèves plutôt que pour des frais juridiques ? C'est notre jeunesse qui est en jeu ici !

Sophie Veilleux

Représentante syndicale du SEHY




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