La gestion de l'offre en agriculture

Le porc est le produit d'exportation agroalimentaire le... (archives La Presse)

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Le porc est le produit d'exportation agroalimentaire le plus important à l'heure actuelle.

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La Voix de l'Est

Dans la parution de La Presse du 15 avril, Alain Dubuc nous parle de cocos et de chocolat. Fidèle à lui-même, le système de gestion de l'offre en agriculture est passé au tordeur. En citant les produits d'exportation agroalimentaires les plus importants, il cite le porc (et je m'en réjouis) et en deuxième place,le chocolat (produits du cacao) à 1,3 milliard $. C'est rigoureusement­ exact.

Toutefois, comme il avoue que le cacao ne pousse pas ici, il devrait alors regarder du côté des importations agroalimentaires du Québec­. Sur le même site où les informations sont recueillies (MAPAQ Portail du Québec, exportations agroalimentaires), on y voit sans surprise que le cacao trône en deuxième place, à 730 millions $. Un bilan de la balance commerciale de 300 millions $. Moins impressionnant­ que 1 milliard $.

Mais pour bien comprendre l'agriculture dans son ensemble, il faut savoir que les producteurs d'ici cultivent leurs terres ici, achètent en grande partie leurs grains ici, se procurent leurs services, fournitures et équipements ici...

Ainsi, les 131 producteurs d'oeufs de consommation (et de lait, de porcs et de céréales) font vivre pas mal de monde... Dans tous les pays du monde, le but premier de l'agriculture est d'abord de bien nourrir sa population locale à un prix raisonnable, tout en assurant un revenu décent aux producteurs. De juger du succès de notre agriculture seulement sur la base de l'exportation­ est plutôt réducteur. 

Enfin, il est plutôt étrange, dans la même chronique, de parler d'une part de « concentration » entre les mains de quelques producteurs (un effet pervers selon lui), et d'une grande multinationale exportatrice comme Barry Callebaut. Pas sûr que cette dernière investisse la majorité de ses dividendes dans l'agriculture locale. Mais bon. Quand on veut faire valoir son point... Comme disait mon père, quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. 

Jules St-Pierre, agronome

Roxton Pond




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