Centre-ville : investissement ou gaspillage ?

Le centre-ville de Granby.... (archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le centre-ville de Granby.

archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Voix de l'Est

Mercredi dernier, une lettre de M. Jacques Potvin fut publiée en ces pages. M. Potvin disait habiter le centre-ville et je résume sa lettre avec cette phrase : « Ce n'est certainement pas en changeant encore une fois le décor de la rue Principale que l'on va réellement changer­ les choses. »

Premier constat, je crois que c'est la première personne du centre-ville qui s'exprime publiquement à propos du projet de revitalisation. Aucun commerçant ne semble s'y intéresser. En plus de la revitalisation, on refait toutes les infrastructures en profondeur ; ce qui signifie que la rue Principale deviendra un énorme trou impraticable pour toute circulation. 

Généralement, les commerçants - ou un organisme les représentant - s'inquiètent de savoir comment les travaux avanceront dans un tel contexte. Mais à Granby, rien. Il n'y a pas d'inquiétude à propos des résultats finaux non plus. Pourtant, on veut simplement installer des pistes cyclables sur certaines rues résidentielles et les résidants locaux s'y intéressent.

Ceux de la rue Principale : apparemment ils n'ont aucun intérêt. On se demande si ça vaut bien la peine de prendre 5 millions $ dans la poche de tous les citoyens de Granby pour l'investir dans l'embellissement de ce bout de rue. Moi aussi, j'aimerais qu'on mette des arbres, des arrangements floraux, des fontaines et compagnie pour embellir ma rue.

Pour en revenir à la lettre de M. Potvin, je suis bien d'accord avec lui sur l'impact de cette dépense : ça ne changera rien et ce, basé sur l'expérience vécue ici même à maintes reprises. En 2007, j'avais dit en période électorale : « Le problème au centre-ville, ce sont les gens du centre-ville. » On avait tenté de faire un tollé avec cette phrase en première page de La Voix de l'Est, mais dix ans plus tard, elle s'applique toujours. Les politiciens et les fonctionnaires ne réussiront rien au centre-ville, car ils n'ont rien à perdre. La revitalisation du centre-ville, ça doit partir d'une volonté citoyenne, de gens qui veulent s'investir.

Ce que la ville peut faire, c'est enlever des irritants dans la réglementation qui ont tendance à décourager les gens de passer à l'action. Si un groupe de résidants veut changer la réglementation pour un projet particulier, le conseil doit réagir rapidement.

Les projets comme transformer la rue Principale en un sens unique, tel que proposé par le conseiller Duchesneau, est un exemple d'un projet qui serait sous la seule responsabilité du conseil. Mais tout comme la lettre de M. Potvin, cette opinion arrive bien tard, alors que le processus de discussion semble être terminé. Mais voilà le genre de projets que nos politiciens devraient étudier et discuter publiquement afin que tout le monde puisse s'impliquer.

Pour la décoration et la qualité du milieu de vie, laissons les propriétaires riverains s'en occuper, comme c'est le cas dans tous les autres quartiers. Il y a déjà des propriétaires qui font de beaux projets sur la rue Principale, mais il manque simplement de cohésion dans tout ça, un sentiment d'appartenance que l'ensemble des propriétaires devrait réclamer haut et fort.

Denny O'Breham

Granby




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer