Québec, que deviens-tu ?

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Yves Guérard estime que le Québec d'aujourd'hui est mené par des gens qui n'ont qu'un souci : leur bien-être.

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La Voix de l'Est

«Nous sommes quelque chose comme un grand peuple ». C'est un peu comme ça que s'exprimait René Lévesque en ajoutant qu'il n'aurait jamais cru être aussi fier d'être Québécois qu'il était ce soir-là. C'était en novembre 1976 lors de l'élection du Parti québécois. Pourrait-il tenir le même discours­ aujourd'hui ?

Notre société périclite ! D'un peuple qui avait la réputation d'être vaillant, travaillant, honnête, et altruiste, le personnage qui correspondait le plus à cette définition était sans doute Maurice­ Richard, mais il y a tellement longtemps. Nous sommes devenus ce que nous sommes devenus. Notre société a ramolli antérieurement à ce qu'elle était à la Révolution tranquille de 1960. Elle n'a tellement plus d'identité qu'elle doit accepter des accommodements raisonnables pour satisfaire les immigrants qui quittent leur pays pour venir littéralement nous imposer leur façon de vivre.

Hydro-Québec qui facture les citoyens pour plus de 1 milliard 400 millions de trop depuis 2008, les photos radars illégaux ; combien d'argent ont-ils recueilli illégalement ? Et rien ne sera remboursé à la population. Le système de santé qui coûte de plus en plus cher et rien ne change, les hauts dirigeants de Bombardier qui s'accordent des millions de dollars de bonis à partir des 3,3 milliards octroyés par le gouvernement pour venir en aide à notre joyau québécois qui était en péril et que dire de notre police qui n'est pas là quand on a besoin (15 mars 2017 autoroute 13), du bon maire Coderre­ qui reçoit 25 000 dollars d'un généreux donateur pour payer ses avocats... Plus près de nous, notre bon maire Bonin qui se plaint d'être le seul à ne pas avoir d'assurances parmi tous les employés de la ville, « un drame », lui qui reçoit plus de 100 000 dollars de salaire et qui aura 150 000 $ de primes de transition à son départ ; il n'est même pas gêné. Le Québec correspond-il encore à son slogan : la Belle Province ?

Le Québec d'aujourd'hui est mené par des gens qui n'ont qu'un souci : leur bien-être. Ils se désintéressent totalement des autres ; pire encore, ils nous prennent pour des imbéciles. Ça va prendre un sérieux coup de barre pour rétablir un semblant de justice pour la population entière et pas seulement pour quelques privilégiés.

Je me souviens qu'il faisait bon vivre au Québec... C'était à l'époque des pianos nostalgiques de Claude Léveillé.

Yves Guérard

Granby




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