Le mentorat : une nécessité pour les jeunes enseignants

Réunis en congrès local à Granby le 12 mars...

Agrandir

Réunis en congrès local à Granby le 12 mars dernier, les membres du Parti québécois étaient invités à participer à l'élaboration du prochain programme de leur parti.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Voix de l'Est

Réunis en congrès local à Granby le 12 mars dernier, les membres du Parti québécois étaient invités à participer à l'élaboration du prochain programme de leur parti. Cet exercice démocratique a permis de retenir 14 propositions sur l'environnement, la démocratie, la démarche vers la souveraineté, la place du français et l'éducation. Cette lettre aux lecteurs explique l'une de ces propositions.

Le projet de programme comprend déjà des engagements pour valoriser la profession enseignante. Les participants proposent d'y ajouter la mise en place d'un programme de mentorat basé non plus sur le bénévolat des enseignants d'expérience, mais en offrant aux enseignants en fin de carrière la possibilité d'y consacrer une partie de leur tâche (ex. 30 % en mentorat et 70 % en enseignement) sans perte salariale.

Depuis plusieurs années le Ministère reconnait la nécessité de soutenir les enseignants en début de carrière et invite les commissions scolaires à mettre en place des programmes de mentorat. Malheureusement, les appuis financiers sont minimes ou nuls et, conséquemment, les initiatives sont timides, n'atteignent pas leurs objectifs et la situation se détériore. L'an dernier, les actualités ont diffusé les résultats d'une étude réalisée dans Les Laurentides. Plusieurs jeunes enseignants avaient quitté la profession après à peine quelques années et plusieurs autres trouvaient la tâche trop lourde et songeaient aussi à le faire. Questionnés sur le sujet, autant du côté syndical que patronal, des gestionnaires avaient confirmé que cette situation était observée à plusieurs endroits. 

Quant aux enseignants d'expérience, plusieurs agissent déjà comme maîtres associés en recevant et en accompagnant des étudiants en stage et certains ont aussi accepté de faire du mentorat. Ces derniers se sont vite rendu compte qu'on utilisait leur bonne nature pour augmenter, encore une fois, les trop nombreuses heures de bénévolat déjà présentes dans leur tâche hebdomadaire.

La proposition retenue par la circonscription de Granby est déjà en application dans certains pays scandinaves et a fait l'objet d'un reportage télévisé il y a quelques années. Pour le Québec, ce modèle a les avantages suivants.

Il assure la transmission du savoir-faire d'une génération à l'autre et offre un accompagnement efficace aux jeunes enseignants.

Il crée de nouveaux postes et, par conséquent, augmente les possibilités d'emploi et diminue la précarité des premières années dans la profession. Si, par exemple dans une école deux enseignants travaillent en mentorat à raison de 50 %, cette école vient de créer un poste à temps plein.

Il reconnait l'expérience acquise suite à une carrière en enseignement et valorise la transmission du savoir-faire en rémunérant le mentorat au même salaire que l'enseignement.

Je remercie les participants qui ont appuyé cette proposition et j'ose espérer que, d'une façon ou d'une autre, les budgets nécessaires seront un jour alloués au mentorat. La profession enseignante doit être valorisée par de l'aide directe. Je constate que des sommes importantes sont dépensées dans des campagnes publicitaires. Elles plaisent au public et donnent bonne conscience au Ministère et aux élus, mais n'aident en rien le jeune enseignant « en difficulté » et l'enseignant d'expérience qui a perdu ses illusions par rapport à la gestion du système d'éducation.

Jean Cadieux, membre du Parti québécois

Granby




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer