La santé des Québécois, une véritable priorité de société ?

Arrêter de fumer et diminuer la consommation de... (François Roy, archives La Presse)

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Arrêter de fumer et diminuer la consommation de sucre sont deux des principaux objectifs à court terme pour diminuer l'impact des maladies liées au mode de vie sur les coûts du système de santé.

François Roy, archives La Presse

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La Voix de l'Est

En cette Semaine pour un Québec sans tabac, rappelons que le tabac tue un fumeur sur deux et que le tabagisme et certaines maladies liées à notre mode de vie coûtent cher à la société québécoise. Outre les 20 000 vies perdues prématurément chaque année, les coûts annuels directs totalisent 3,4 milliards de dollars. En incluant les coûts indirects, l'impact économique de ces maladies atteint près de 10 milliards de dollars chaque année.

En modifiant notre mode de vie, il serait possible de réduire de manière très significative le nombre de personnes qui sont touchées par les maladies chroniques et les cancers que génèrent nos habitudes de vie.

Le Regroupement pour un Québec en santé a mobilisé plus de 870 organisations de tous les milieux prêtes à mettre en oeuvre une révolution active axée sur la santé. Pour ce faire, il appelle le gouvernement du Québec à investir 4,8 milliards de dollars sur 10 ans en prévention afin de permettre aux Québécois de bouger plus, manger mieux et vivre plus sainement.

Le Québec modernisera ses infrastructures au cours des 10 prochaines années. C'est une chance unique de transformer nos environnements pour abaisser les obstacles au mode de vie que les Québécois souhaitent adopter. Le gouvernement doit saisir cette occasion pour rénover tout en tenant compte de l'impact de ses choix sur le mode de vie des citoyens.

Comment financer ce projet de société ? En intervenant directement sur la santé des Québécois dès la petite enfance.

Arrêter de fumer et diminuer la consommation de sucre sont deux des principaux objectifs à court terme pour diminuer l'impact des maladies liées au mode de vie sur les coûts du système de santé. Or, selon l'Organisation mondiale de la santé, le meilleur outil pour diminuer la consommation de ces produits dangereux pour la santé est d'en augmenter le coût d'achat.

Pour ce faire, le Regroupement pour un Québec en santé demande au gouvernement d'augmenter la taxe québécoise sur le tabac, la plus faible au Canada, au même niveau que l'Ontario dès le budget 2017-2018. Cela représente une hausse de 1 $ par paquet. Cette augmentation permettrait de réduire le nombre de 100 000 dès 2017-2018.

Les résultats des mesures implantées ailleurs dans le monde démontrent qu'une taxe sur les boissons sucrées permet de réduire de manière significative la consommation de sucre responsable des maladies liées à l'obésité. L'obésité et le surplus de poids affectent la qualité de vie de 52 % de nos concitoyens. Le Regroupement demande au gouvernement du Québec d'implanter dès 2017-2018 une taxe de 0.10 $ le litre.

Ces revenus devraient être directement affectés au financement de la « Révolution active en santé ». Un Fonds dédié à la mise en oeuvre d'actions pour favoriser les saines habitudes de vie et la prévention est une solution appuyée par les 870 membres du Regroupement.

La politique gouvernementale de prévention en santé récemment annoncée par le gouvernement est un pas dans la bonne direction, nous souhaitons un réel projet de société qui nous donne les moyens de répondre à la première préoccupation des Québécois : leur santé.

 

Signataires pour les 870 membres du Regroupement :

Sylvie Bernier, ambassadrice des saines habitudes de vie

Josée Lavigueur, personnalité publique en conditionnement physique

Monique Lefebvre, directrice générale, Alter Go

Geneviève Bélisle, directrice générale adjointe, Association québécoise des centres de la petite enfance

Charles Pagé, président, Association québécoise du loisir municipal

Philippe Jacques, directeur des communications, Association des scouts du Canada

Guy Desrosiers, chef de la direction, Capsana

Martin Damphousse, président, Carrefour Action Municipal et Famille

Luk Parlavecchio, fondateur et coordonnateur des programmes, DesÉquilibres

Mathieu Boucher, Défi Entreprises

Francine Forget Marin, directrice - Affaires santé et Recherche, Fondation des maladies du coeur et de l'AVC

Lorraine Normand Charbonneau, présidente, Fédération Québécoise des directions d'établissement d'enseignement du Québec

Josée Bouchard, présidente, Fédération des commissions scolaires du Québec

Jeane Day, directrice générale, Groupe entreprise en santé

Dr Martin Juneau, Institut de Cardiologie de Montréal

Denis Pelletier, président, Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec

Paule Bernier, présidente, Ordre des diététistes du Québec

Josée Prud'homme, directrice générale, Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec

Jean Samson, président, Samson Groupe Conseil

Mélanie Champagne, directrice, questions d'intérêt public, Société canadienne du cancer - Division du Québec

Christian Savard, directeur général, Vivre en ville

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