Lettre à Philippe Couillard pour faire interdire la chasse au Québec

Le premier ministre, Philippe Couillard.... (archives Le Quotidien)

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Le premier ministre, Philippe Couillard.

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La Voix de l'Est

Cher M. le premier ministre,  

D'abord, je tiens à féliciter votre gouvernement pour la Loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal (RLRQ, chapitre B-­3.1, particulièrement l'article 6, chapitre II) qui place le Québec en avance sur la reconnaissance du droit des animaux à la non-­maltraitance. Mais cette loi ne s'applique qu'aux animaux domestiques alors que ceux dans la nature ne sont pas moins dotés de sensibilité. Je vous demande donc de finir le travail si bien amorcé en interdisant la chasse au Québec.

Bien que la chasse ait toujours été pratiquée au Québec, jusque dans les années 1950 il s'agissait de nourrir la famille; aujourd'hui, elle est devenue une industrie qui n'a rien à voir avec la subsistance. 

Tout comme la majorité, qui ne chasse pas, soit plus de 95 % de la population québécoise, je m'étonne que notre société tolère encore l'abattage dit sportif d'animaux de la forêt dans le simple but de tuer. Cette pratique déplorable engendre au mieux une mort instantanée, mais cause le plus souvent d'intenses souffrances aux animaux, surtout par la chasse à l'arc qui ne fait souvent que blesser, laissant le pauvre animal subir une lente agonie. 

Je reconnais les interventions positives de l'État pour instaurer des balises territoriales et temporelles encadrant la tuerie d'animaux, mais le temps est venu, Monsieur le premier ministre, de faire valoir le respect de la vie animale durant toute l'année. Je vous accorde toutefois une réserve pour exempter de cette interdiction les peuples autochtones pour lesquels la chasse serait une question de survie. 

Choisir d'interdire la chasse, c'est déclarer le refus de la violence envers les animaux, et ce, dans l'esprit de la loi B-­3.1. Aujourd'hui, nous considérons plusieurs pratiques courantes des siècles passés comme des ignominies inacceptables. La chasse entrera inévitablement dans cette catégorie tôt ou tard. 

Le bien-être des animaux est une valeur que la plupart des pays occidentaux finiront par adopter dans un souci de refléter le sentiment de leur population. Je vous demande de faire à nouveau preuve de leadership, en donnant l'exemple et faire du Québec le premier État à reconnaître l'universalité du respect des animaux. 

Que les chasseurs aux abois qui se disent amants de la nature troquent leur arme à feu pour une caméra. Ainsi les revenus récréotouristiques issus des pourvoiries seront maintenus. 

J'admets que l'État devra renoncer aux taxes associées à la vente et au port d'armes à feu, mais est-­ce là un si grand sacrifice pour une société? 

Merci pour la considération que vous porterez à cette requête. 

Très respectueusement,

François Simard, Bromont

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