Relations de travail et collaboration...

Des représentants du syndicat des enseignants de la... (Julie Catudal, archives La Voix de l'Est)

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Des représentants du syndicat des enseignants de la Haute-Yamaska se sont exprimés lors d'un récent conseil de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs.

Julie Catudal, archives La Voix de l'Est

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La Voix de l'Est

Je suis une enseignante libérée par le syndicat des enseignants de la Haute-Yamaska (SEHY) afin d'agir à titre d'officier syndical. Je m'adresse à vous dans le but de vous informer des problématiques qu'entraînent certaines façons de faire de notre employeur, la Commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC).

Les relations de travail sont tendues entre le SEHY et la CSVDC, ce n'est peut-être pas une grande nouvelle pour vous. La situation a été dénoncée, par le SEHY et la CSVDC, à plusieurs reprises. En juin dernier, la CSVDC appelait le SEHY à laisser tomber son attitude combative, dans le cadre du point de presse « les mains tendues ». Une attitude combative qui est, à mon humble avis, une attitude défensive. Par la même occasion, la CSVDC invitait le SEHY à collaborer dans le cadre de nos relations de travail. Malheureusement, on ne peut que déplorer le fait que la coopération et le dialogue, tant souhaités par la CSVDC, ne semblent pas inclure le partage d'information et la transparence lors de la prise de décisions. 

En 2010, le SEHY et la CSVDC ont négocié une entente locale. Dans le cadre de cette négociation, les parties ont convenu que, sur demande du SEHY, la CSVDC transmettrait tous documents existants nécessaires à l'application de la convention collective. Il semble que, jusqu'en janvier 2014, la CSVDC transmettait au SEHY les documents demandés. Or, depuis, la CSVDC offre beaucoup de résistance lors des demandes de documents. À l'époque, le SEHY avait été contraint de déposer un grief pour demander à un arbitre de lui permettre d'avoir accès aux documents. Je vous informe que de nouveaux griefs ont dû être et seront déposés en ce sens.

Non seulement la CSVDC refuse de transmettre au SEHY des documents qui sont nécessaires afin de vérifier le respect de la convention collective, elle refuse aussi de lui remettre des informations sans lesquelles il lui est impossible de faire son travail. 

À titre d'exemple, par le passé, le SEHY a demandé à plusieurs reprises, la liste des enseignants qui enseignent à taux horaire dans les centres à l'éducation des adultes (EDA) et à la formation professionnelle (FP). Parmi toute la documentation que nous recevons de la CSVDC, il n'y a rien à cet effet. La CSVDC n'a jamais accepté de transmettre cette information (...)Est-ce de la collaboration ? J'en doute.

Les demandes d'accès à de la documentation effectuées par le SEHY se soldent majoritairement par un refus de la CSVDC. Les raisons évoquées sont souvent que le document n'existe pas et/ou que la CSVDC ne souhaite pas alourdir la tâche de son personnel administratif. Or, le fait de ne pas pouvoir vérifier et prévenir les situations problématiques a des coûts, tant pour le SEHY que la CSVDC. Combien de griefs n'auraient pas vu le jour si le SEHY avait pu intervenir avant que les droits des enseignants soient lésés ou qu'une erreur ne soit commise ? Le SEHY a toujours été ouvert à des discussions avec la CSVDC, il est aussi capable de reconnaître ses erreurs, le cas échéant. Cependant, pour cela, le SEHY doit pouvoir faire ses vérifications et s'assurer que tout est conforme.

Je termine avec un exemple qui « parle » lorsqu'on souhaite décrire les difficultés du SEHY à obtenir les informations nécessaires à la bonne représentation de ses membres. Le 3 novembre dernier, la CSVDC annonçait au SEHY qu'elle envisageait d'établir des exigences particulières pour le programme étude-sport de l'école secondaire Massey-Vanier. Au cours des discussions, la CSVDC informait le SEHY de son souhait de mettre sur pied un programme de soccer de haut calibre. Le SEHY, ayant été interpellé par des membres, a questionné la CSVDC par rapport à ce programme. Les réponses de la CSVDC sont restées évasives.

Lors de la rencontre suivante, le 1er décembre 2016, la CSVDC a demandé à connaître la position du SEHY au sujet de ce dossier, et ce, malgré le fait qu'elle n'avait pas répondu à la plupart des questions du SEHY. Le SEHY a réitéré ses questions, en indiquant qu'il devait comprendre la situation avant de prendre des décisions. La CSVDC, comme elle le fait régulièrement, a noté les questions du SEHY sans donner de réponses, malgré le fait que le directeur de l'école Massey-Vanier était présent aux deux rencontres. Quelques jours plus tard, le SEHY apprenait que le site Internet des Montagnards était fier d'annoncer un partenariat avec l'école Massey-Vanier, pour le programme étude-sport, en date du 1er décembre 2016. (...) Alors que le même jour, la CSVDC refusait de répondre aux questions du SEHY, l'annonce du partenariat était rendue publique sur le site Internet des Montagnards. Est-ce là un exemple de la collaboration souhaitée par la CSVDC ? J'en doute. 

Aussi, considérant les salaires des représentants de la CSVDC présents lors de ces rencontres, est-ce vraiment responsable, financièrement parlant, de tourner en rond et d'éviter de répondre aux questions du SEHY ? J'en doute.

Sophie Veilleux

Représentante des enseignants du secondaire pour le Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska

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