Empathie pour les victimes

Il est vrai que nous ne pouvons mettre...

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Il est vrai que nous ne pouvons mettre tous les ecclésiastiques dans le même panier. Toutefois, ce scandale sexuel, perpétré au Mont-Sacré-Coeur, a encore une fois, comme dénominateur commun, certains membres de communautés religieuses, note Michel Dufresne.

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La Voix de l'Est

Suite à la lecture d'une autre opinion d'un lecteur axé dans la même direction, j'ai décidé de partager ma vision de ce drame. Il est vrai que nous ne pouvons mettre tous les ecclésiastiques dans le même panier. Toutefois, ce scandale sexuel, perpétré au Mont-Sacré-Coeur, a encore une fois, comme dénominateur commun, certains membres de communautés religieuses.

Ce qui m'indigne le plus dans les textes des trois précédents intervenants (M. André Beauregard, M. Noël J. Martel et M. Laurent-Guy Morin) est la glorification de cette institution au détriment de l'ignominie de ces actions. Comment ne pas avouer le fait que des enfants ont souffert de ces crimes, qui se sont produits durant de trop longues années ? Ne pas dénoncer ce scandale m'indigne au plus haut point. 

Ce qui m'a le plus frappé est la promotion de leurs bienfaits, pour la population de Granby. Il ne faut pas occulter le fait que parmi ces frères du Sacré-Coeur sévissaient des pédophiles, qui ont assouvi leurs bas instincts sur de pauvres garçons sans défense et certainement terrorisés.

Vous savez comme moi que les communautés religieuses avaient une aura très forte au Québec jadis, ce qui devenait un atout pour ces prédateurs. En effet, qui croyait-on ? Un enfant dénonçant des gestes à caractères sexuels ? Ou un homme de religion ? Poser la question, c'est y répondre. 

La vérité est que les victimes se comptent par centaines, si ce n'est par milliers aux fils des années dans les pensionnats, ou organismes communautaires, et ce, partout sur la planète. Ils ont un dénominateur commun effrayant : des membres de communautés religieuses. Il ne faut pas avoir peur d'appeler un chat, un chat.

J'espère profondément que les victimes d'abus, qui craignent de dénoncer (jugement, représailles, etc.), puissent un jour faire la paix avec leur passé et réussissent à vivre sereinement. Ils méritent notre empathie, et non notre jugement. J'ose utiliser ce slogan entendu récemment : je vous crois !

En terminant, j'invite les lecteurs intéressés à visionner l'excellent film Spotlight et surtout, à lire le générique à la fin, qui est estomaquant, c'est le moins qu'on puisse dire.

Michel Dufresne

Waterloo

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