Dites-moi pourquoi, M. Lisée

Le chef du Parti québécois, Jean-Francois Lisée.... (Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Le chef du Parti québécois, Jean-Francois Lisée.

Patrick Sanfaçon, La Presse

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La Voix de l'Est

Que penses-tu de Jean-François Lisée ?, me demande un ami après son élection à la tête du PQ. Bof... pas grand-chose.

Comme l'impression que le PQ est un navire à la dérive. Qui se cherche un ancrage. Et plus il le cherche, plus il s'en éloigne. Mais t'es souverainiste, non ?

Ouais, mais un souverainiste mou qui a même tendance à ramollir. (Petite parenthèse : je vois déjà des ultranationalistes grimper dans les rideaux à la seule évocation des mots souverainiste mou. Calmez-vous. Et sachez que ça prend du courage pour l'avouer. Fin de parenthèse.)

Souverainiste mou, ça veut dire que je vote oui à chaque référendum, mais que je ne déchire pas ma chemise, si c'est non. Parce que le Canada n'est pas une galère. Qu'on le veuille ou non, le Canada est quand même un des pays les plus civilisés au monde. Et le Québec encore plus.

En fait, je commence à voir le Canada et le Québec comme la souveraineté-association, le rêve de René Lévesque.

Après tout, le Québec a son pouvoir sur l'éducation, la santé, l'immigration. Sa culture est forte, vivante, rayonnante. Et on trouve même des Québécois à tête de grands empires financiers. C'est donc dire que le Québec a pu se développer même à l'intérieur du Canada.

Et puis, vous savez quoi ? Dans ma tête, dans mon sang, dans mon coeur, le Québec est déjà mon pays.

Je me demande parfois si les Québécois n'ont pas rejeté la souveraineté après la Loi 101 qui leur redonnait leur fierté. Là, ils se savaient chez eux et on ne remerciera jamais assez Camille Laurin d'avoir présenté et défendu cette loi. Mais quelle incidence a-t-elle eue sur la marche souverainiste ?

Voilà où j'en suis dans mes réflexions, M. Lisée. Et je ne suis peut-être pas le seul. Alors, expliquez-moi pourquoi le Québec devrait devenir indépendant et peut-être que je voterai oui au prochain référendum.

Richard Plante

Magog

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