Une vie décente pour tous

Curieusement, le monde du travail laisse de plus... (archives La Presse)

Agrandir

Curieusement, le monde du travail laisse de plus en plus de citoyens et citoyennes dans la pauvreté.

archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Voix de l'Est

Des travailleurs et travailleuses de Montréal, Saint-Jean, Longueuil, Lanaudière, l'Outaouais, St-Eustache, Saint-Hyacinthe et Québec se sont rassemblés à Trois-Rivières les 15-16 octobre sous le thème: «Bâtissons une société juste, fraternelle et durable».

Suite à une enquête terrain, ils ont constaté plusieurs situations très questionnables. En effet, curieusement, le monde du travail laisse de plus en plus de citoyens et citoyennes dans la pauvreté. De plus en plus de gens travaillant à temps plein n'arrivent pas à couvrir leurs besoins de base.

Évidemment, malgré des décennies à dénoncer la situation, le travail domestique «bénévole» n'est pas reconnu à sa juste valeur et certains programmes sociaux sont des trappes à pauvreté. Le résultat est simple: l'écart entre les riches et les pauvres ne cesse de s'accroître dans un monde de plus en plus indifférent à cette forme d'injustice.

Ces travailleurs et ces travailleuses croient que l'apport essentiel des activités «non rémunérées» doit être reconnu à sa juste valeur afin de permettre à chaque membre de la société de jouer son rôle au sein de celle-ci. Au coeur de leur projet de société, on retrouve leur préoccupation première: la dignité de chaque personne.

Suite à leur analyse du «revenu minimum garanti», ils en sont venus à la conclusion que celui-ci était une manière particulièrement efficace de répondre à l'application concrète des droits économiques, c'est-à-dire le partage des richesses et l'atteinte d'un niveau de vie décent pour tous et toutes.

Ils se sont engagés à réfléchir avec d'autres afin de s'assurer que le projet du «revenu minimum garanti» puisse garantir une qualité de vie décente basée sur trois principes non négociables. a) L'universalité: ce projet doit être accessible à tous et toutes. b) L'inconditionnalité: ce projet doit être mis en vigueur sans aucune contrepartie. c) L'autonomie: ce projet ne doit imposer aucune limitation dans le choix des dépenses.

Ces travailleurs et ces travailleuses appartenant au MTC et animés par l'espérance chrétienne et l'idéal de justice sociale sont convaincus que l'idée de construire une société riche de tout son monde est encore possible!

André Beauregard

Shefford

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer