C'est tout le Québec qui sera touché

Malgré les avancées positives issues de la rencontre entre le premier ministre... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Voix de l'Est

Malgré les avancées positives issues de la rencontre entre le premier ministre Justin Trudeau et le président Barack Obama, tout porte à croire que le Canada et les États-Unis s'engageront dans un nouveau conflit sur le bois d'oeuvre. En l'absence d'accord, il apparaît inévitable qu'une taxe frappera sous peu l'entrée de nos produits forestiers aux États-Unis. L'industrie québécoise risque ainsi d'être pratiquement éjectée du marché américain.

Les impacts de ce nouveau conflit ne se limiteront pas aux régions. L'industrie forestière est le premier secteur manufacturier au Québec en termes d'emplois directs avec 60 000 emplois dont 20 000 proviennent exclusivement du domaine du sciage. Cette industrie est présente dans 225 municipalités québécoises et génère 8 milliards$ d'exportation, dont 1 milliard$ est attribuable au bois d'oeuvre. À la lumière de ces données, il est clair que c'est toute l'économie du Québec qui sera touchée par le conflit qui se dessine. En termes de valeur, le conflit du bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis est la plus importante guerre commerciale au monde, et le Québec est directement touché, plus durement que l'Ouest canadien. (...)

Se serrer les coudes

Au cours des dernières années, le secteur forestier québécois a effectué un virage remarquable. C'est une de nos industries qui contribue le plus à notre balance commerciale. Elle est pleinement tournée vers le développement durable, 90 % de la forêt québécoise étant certifiée. C'est une industrie d'innovation; du bioraffinage aux bioproduits, on ne cesse de trouver de nouveaux usages à la fibre de bois dans des créneaux parmi les plus porteurs. (...) Malgré les embûches, il y a de l'avenir dans notre forêt et le secteur forestier demeure l'une des grandes forces de l'économie québécoise.

Mais l'aide gouvernementale sera nécessaire. Il est impératif que le gouvernement fédéral mette sur pied un programme de prêts et de garanties de prêt, pour traverser le conflit, protéger les emplois, maintenir les opérations. C'est le temps de se serrer les coudes, car c'est tout le Québec qui est touché.

 

M. Jean-Pierre Boivin, président, Alliance Forêt Boréale;

M. François Vaudreuil, président, Centrale des syndicats démocratiques (CSD);

M. André Tremblay, président-directeur général, Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ);

M. Yves-Thomas Dorval, président-directeur général, Conseil du patronat du Québec (CPQ);

M. Alain Lampron, président, Fédération de l'industrie manufacturière CSN;

M. Stéphane Forget, président-directeur général, Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ);

M. Richard Lehoux, président, Fédération québécoise des municipalités (FQM);

M. Éric Tétrault, président, Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ);

M. Alexandre Cusson, premier vice-président, Union des municipalités du Québec;

M. Renaud Gagné, directeur québécois, Unifor Québec - FTQ

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer