Il y a un an, sur une plage de Turquie

Le petit Alan Kurdi, trouvé mort sur une... (Archives Associated Press)

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Le petit Alan Kurdi, trouvé mort sur une plage.

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La Voix de l'Est

Il y a un an, le 2 septembre 2015, le petit Alan Kurdi était trouvé mort sur une plage turque à la suite du naufrage du bateau pneumatique qui devait conduire sa famille en Grèce, puis en Europe et peut-être au Canada, bien que notre pays lui ait refusé, en juin, leur première demande d'exil.

La mère du petit Alan et son petit frère de cinq ans, Galip, furent également victimes de cette tragédie. Les Kurdi venaient d'échapper au massacre de Kobané par l'État islamique. C'est alors qu'ils ont résolu de quitter cet enfer. Et ce fut le naufrage. Malheureusement, tout comme eux, une multitude de Syriens sont tombés entre les mains de passeurs cupides qui les ont entassés dans des embarcations inadéquates. L'image du petit Alan nous a tous émus et a provoqué une prise de conscience des pays favorisés. C'était un incitatif très fort à accueillir mieux et en plus grand nombre les réfugiés syriens et autres. Un citoyen de Sherbrooke a érigé un splendide monument funéraire à la mémoire d'Alan Kurdi installé au cimetière Saint-Michel de Sherbrooke. Quel beau geste!

C'est un devoir de solidarité humaine de recevoir le mieux possible ceux qui ont tellement souffert et qui ont choisi de venir chez nous. À ce propos, dans notre milieu, l'accueil de l'organisme Solidarité éthique régionale de la Yamaska (SERY) fut exemplaire. Ouvrons nos bras et nos coeurs à ces réfugiés et bâtissons, avec eux, un monde de fraternité, de partage, de générosité et de lutte contre toutes les violences et de barbaries. Et n'oublions pas qu'en retour, ces nouveaux citoyens contribueront à notre société et donneront une teinte plus universelle à notre culture

Un jour, j'entendis, à la radio, un homme qui racontait son histoire. Il était gravement malade, abandonné de sa femme et n'arrivait pas à nourrir adéquatement les trois enfants dont il avait la charge. J'ai alors eu mal à mon petit bonheur et, d'un jet, j'ai écrit un poème qui peut exprimer ce que beaucoup de citoyens ont ressenti à la vue du petit Alan couché dans le ressac des vagues de la Méditerranée.

Voici des extraits de ce poème:

Jouis d'un frère bonheur/lis des autres le malheur/coeur enlisé mauve de tiédeur.

Mon coeur murmure/pourquoi tant de blessures/pourquoi au matin mourir?

Ma main ta larme essuie/mon coeur de ta douleur saigne.

Moisis aigre bonheur/car les autres meurent et meurent/âme moulée mauve de moiteur.

 

Émile Roberge

Granby

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