Le sénateur Boisvenu déplore la sortie du CALACS

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Pierre-Hugues Boisvenu souliguqe que le temps d'incarcération pour les crimes à caractère sexuel au Québec est le plus court au Canada.

Le Quotidien

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La Voix de l'Est

Suite à la lecture de la lettre ouverte de Mme Sophie Labrie du CALACS de Granby publiée le 31 août 2016 dans La Voix de l'Est, «La pertinence d'un registre des délinquants discutable», cette dernière s'oppose au projet de création d'un registre des prédateurs sexuels dangereux défendu par les victimes d'agressions sexuelles ainsi que par plus de 80 % des Québécois, selon un sondage mené par la chaîne de télévision LCN l'an dernier. Cette position m'a complètement renversé.

Cette position m'a complètement renversé. Je n'en reviens tout simplement pas de la position des CALACS sur le registre et de cette vision si peu élargie.

D'abord, ce registre ne sera jamais le seul outil de prévention, mais plutôt un outil supplémentaire aux familles afin de les aider à mieux comprendre qui compose leur environnement immédiat et leur permettre de s'adapter.

Deuxièmement, les CALACS devraient prendre mieux connaissance de la loi C-26 qui fut adoptée en 2015. Jamais à l'intérieur de celle-ci, il n'est question de rendre publique l'adresse complète des pédophiles. Seules quelques informations y sont indiquées.

Saviez-vous aussi que le Canada anglais rend déjà cette information publique depuis 2006 et qu'il n'y a eu que 2 agressions en 20 ans contre un pédophile? Ne véhiculez pas la peur, s'il vous plait. Il est tout à fait indigne de la part d'un organisme public qui se dit pro-victimes de défendre ainsi les droits des criminels dangereux à conserver leur anonymat.

Votre position est désolante aux yeux des victimes et de la société en général. Notre province mérite beaucoup mieux. Le Québec, comme nous le savons, possède déjà plusieurs premiers rangs peu enviables en matière de criminalité.

En voici quelques-uns des plus connus:

• La province de Québec compte à elle seule 55 % des agressions sexuelles contre des enfants au Canada;

• Le Québec est la province canadienne dans laquelle l'augmentation de la criminalité chez les mineurs est la plus élevée avec 20 % de progression;

• La province du Québec est la province championne des pédophiles sur Internet;

• La province du Québec est la province dans laquelle les services perdent le plus la trace des pédophiles récidivistes, soit 26 % en comparaison avec 4 % en Ontario;

• C'est dans la province du Québec que le temps d'incarcération pour les crimes à caractère sexuel est le plus court au Canada;

• C'est dans la province du Québec que les délais de cour sont les plus longs au Canada.

En conclusion, devons-nous comprendre que par cette prise de position tout aussi surprenante que décevante, le CALACS est devenu porte-parole du gouvernement du Québec qui s'oppose à la mise en place d'un registre public des prédateurs sexuels dangereux?

L'honorable Pierre-Hugues Boisvenu

Sénateur

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