Le droit de vivre décemment

La Voix de l'Est rapportait le cas d'un conjoint dont la tendre moitié... (Archives La Presse)

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La Voix de l'Est

La Voix de l'Est rapportait le cas d'un conjoint dont la tendre moitié a dû être placée en CHSLD à cause d'un état de santé très déficient. Ce conjoint doit payer les frais d'hébergement et de soins, ce qui est normal. Là où le bât blesse, c'est que cette personne doit puiser dans ses économies jusqu'à ce qu'il ne reste plus que 2500$ en actifs et placements.

Que peut-on faire avec 2500$de nos jours? Très peu, tout le monde le sait. C'est l'indigence. C'est déjà douloureux de voir l'âme soeur en perte d'autonomie, d'être obligé à une séparation de corps en la plaçant, pourquoi exiger un tel effort financier? Veut-on que le couple divorce, ce qui ferait que seule la moitié du patrimoine de la personne malade serait réclamée pour ses frais? Ce serait ajouter à la douleur déjà très présente, ce serait ignoble.

La meilleure solution est que la RAMQ n'exige que la moitié du patrimoine comme contribution de la personne en CHSLD ou autre endroit pour grands malades, laissant au conjoint bien portant sa propre part pour lui permettre de vivre décemment. Ne le forçons pas à vendre sa maison, il doit demeurer quelque part.

N'est-ce pas logique? La séparation des corps est déjà assez difficile à supporter, n'obligeons pas le divorce.

 

Pauline Robert

membre AQDR, AREQ et FADOQ

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