La CAQ et le PLQ: bonnet blanc, blanc bonnet (1re partie)

François Bonnardel et Carlos Leitao.... (Archives La Voix de l'Est et La Presse)

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François Bonnardel et Carlos Leitao.

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La Voix de l'Est

Les parutions de La Voix de l'Est des 7 juillet et 8 juillet rapportaient les propos du député de Granby, M. François Bonnardel, et du ministre des finances, M. Carlos Leitao, au sujet du surplus budgétaire de 1,8 milliard de dollars.

On ne peut demander à deux partis politiques qui nagent férocement dans le néo-libéralisme de prendre conscience qu'ils tiennent le même discours, un discours qui, malheureusement, recueille plus de 50% d'appui selon les derniers sondages.

M. Bonnardel accuse le gouvernement Couillard d'avoir pris 16 milliards «d'argent neuf» dans les poches des contribuables (l'argent neuf vient de la tarification des services offerts par l'État). Bien sûr, ceux-ci ont payé chèrement et douloureusement le prix du surplus budgétaire. Pour expliquer une première raison du surplus, il énumère quelques items qui ont subi des hausses de coût, mais dans les faits, il lui est probablement impossible de faire une liste exhaustive de tous les biens et services qui ont subi «sournoisement» ces hausses faramineuses de coût. Or, faut-il le rappeler, la tarification à outrance est la première manière de renflouer les coffres de tout État gouverné par les apôtres du néo-libéralisme: tarifier également tous les utilisateurs sans tenir compte de leurs revenus ou absence de revenu.

Mais M. Bonnardel oublie la deuxième façon pour les contribuables de payer le prix du surplus budgétaire: les multiples diminutions de services qui touchent directement à la qualité de vie de tous les citoyens. Évidemment, les citoyens font face à un immense lavage de cerveau quotidien dont se font complices la plupart des médias. Ils entendent ad nauseam les politiciens affirmer avec la main sur le coeur qu'il n'y aura aucune diminution ou perte de services. Or régulièrement, nous lisons ou entendons des propos qui décrivent des situations absolument inimaginables en 2016 dans un Québec supposément évolué humainement. Combien de cris du coeur viennent affirmer le contraire de ces discours mensongers, mais, comme c'est la voix de petites gens sans réel pouvoir démocratique, personne n'écoute leurs voix et encore moins les obsédés du déficit zéro.

Pendant ce temps, les ténors de la CAQ et du PLQ s'obstinent à tenir le même discours de droite: ils affirment péremptoirement qu'une gestion rigoureuse des dépenses exige de faire des coupures par centaines de millions de dollars dans tous les secteurs d'activité sans analyse sérieuse et sans discrimination. Évidemment, pour les citoyens, il est impossible de faire une liste exhaustive de ces coupures tout simplement parce qu'elles se font de façon tellement discrète. Il faut savoir que dans un esprit néo-libéral, l'empathie et la compassion sont totalement absentes du programme économique. En fait, l'effort économique néo-libéral ne vise qu'à favoriser le profit des actionnaires des grandes entreprises nationales et internationales. Quant aux simples citoyens, ils doivent se contenter des fumisteries que leur font miroiter les tenants de cette économie néo-libérale: des miettes et toujours des miettes.

 

André Beauregard

Shefford

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