Jeune transgenre à l'école, des réponses svp.

La mère d'Antoine, 6 ans, élève de 1ère année à l'école Ave Maria, transgenre,... (archives La Voix de l'Est)

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La Voix de l'Est

La mère d'Antoine, 6 ans, élève de 1ère année à l'école Ave Maria, transgenre, racontait dans La Voix de l'Est de samedi dernier avoir connu une année difficile. Antoine aussi: bleus sur les bras. Répétés. Vol de mitaines et tuques. Répétés. Vêtements neufs tailladés avec des ciseaux. Traité de «gai» à répétition. Retenu par un élève dans la cour de récréation pendant qu'un autre lui coupe les cheveux... deux fois, sans doute devant un petit attroupement. L'année précédente, il était à l'école Assomption: pas de problèmes. Il y retourne d'ailleurs l'an prochain. Réaction d'Antoine: Il tremble juste d'en parler. Il commente: «Ave Maria: école de mal élevés».

Commentaire de la direction de l'école? Aucun. N'est-elle pas en responsabilité? Bien placée pour parler? C'est donc le DG intérimaire, M. Racine, qui explique qu'Antoine a été «mêlé à des problèmes ponctuels». Que comprendre? Antoine mêlé à des problèmes qui ne le concernent pas? Des problèmes répétitifs qui se produisent ponctuellement, donc un seul à la fois?

Le DG indique qu'Antoine «a des difficultés sociales à s'affirmer». Ce serait lui le problème? C'est vrai qu'être un homme, c'est savoir se défendre. Antoine serait en train d'apprendre?

Le DG intérimaire explique: «l'intimidation c'est quand on est victime de la même personne, ou de la même clique». Donc la responsabilité de la direction serait de vérifier que les «problèmes ponctuels» répétitifs sont l'oeuvre de personnes différentes; si oui, elle n'aurait plus à agir? Le site educaloi.qc.ca/jeunesse/capsules/lintimidation-et-la-violence-lecole est en désaccord avec lui.

Il continue: «ses problèmes ont été réglés au fur et à mesure». Répétitions n'implique-t-il pas qu'un problème est non résolu? Il ajoute: «en aucun cas c'était en lien avec sa différence». Est-ce à dire que cela peut arriver à tous les élèves, de façon égalitaire, l'année prochaine?

Il «nie aussi que la surveillance dans la cour d'école ait été déficiente». Rassurant. On imagine à peine ce qui aurait pu arriver si elle l'avait été. Mais il reconnaît que «les incidents n'ont pas été centralisés». Les profs n'ont pas vu? Ne s'en sont pas parlé? Rien à signaler? Pas de consignes de la direction? Pas de suivi? Il ajoute que «les responsables de l'école qu'il fréquentera à l'avenir seront mieux préparés». Si tous les problèmes «ponctuels» auxquels Antoine «a été mêlé» ont été réglés «au fur et à mesure», et que la surveillance était OK, mieux se préparer à quoi?

On comprend que gérer est une tâche délicate, difficile; qu'on puisse même en échapper parfois. On n'attend pas d'un gestionnaire qu'il soit parfait. Même pas nécessaire. On attend cependant qu'il soit capable de reconnaître un problème, de le nommer, puis, cela fait, de décider que cela n'arrivera plus. Cette démarche ne semble pas commencée. Et ce sont les élèves qui casquent et passent pour mal élevés.

Cette analyse de la CS soulève plus de questions qu'elle n'en répond. Je serais le premier heureux d'apprendre que la situation a sonné une cloche quelque part. Peut-on espérer des réponses?

Pierre Paul Gingras, Granby

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