Lorsqu'il n'y a pas d'argument

Je suis pas mal tanné de l'étiquette de «chialeux» et autres insultes... (123RF.com)

Agrandir

123RF.com

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Voix de l'Est

Je suis pas mal tanné de l'étiquette de «chialeux» et autres insultes similaires données à tous ceux qui s'opposent à des projets qui nous sont enfoncés dans la gorge.

Les «chialeux», ce sont ces lâches à qui il faut continuellement tenir la main pour les motiver. Vous voulez faire de la bicyclette? Enfourchez-la et pédalez, que diable! Vous pouvez le faire pour le plaisir, pour aller magasiner ou pour aller travailler. Comment puis-je le savoir? Je le fais moi-même.

Ne me lancez pas l'argument de la sécurité. Le vélo, c'est sécuritaire dans la majorité des rues de Granby, et ce, même pour un enfant de 8 ans. Comment puis-je le savoir? Je me promène seul dans les rues de la ville depuis mes 8 ans.

Mais pour certains, parce qu'ils choisissent de ne rien faire, ce serait de la faute de la société qui ne veut pas leur donner des pistes cyclables. Croyez-vous qu'ils en feront plus si on leur donne ce qu'ils demandent? Ce n'est jamais assez. Tous ceux qui ont eu des enfants (ou qui l'ont tout simplement été) connaissent ce chantage émotif lorsque leurs parents disent non à une demande déraisonnable: «Vous êtes pas fins! Ouaaaah!» Les parents responsables tiennent leur bout et une fois les enfants grands, ils leur en sont généralement reconnaissants.

Sortez vos bicyclettes, causez l'achalandage et on règlera le problème lorsqu'il se présentera, là où il se présentera. En Europe, ils ont des pistes cyclables parce que les gens utilisent la bicyclette et non le contraire.

Si ce n'est qu'une question d'encourager l'activité physique, avec un «terrain de jeux» de 250 acres dans le coin de la rue Léger qui nous a coûté quelques millions$, les résidants locaux sont plus que choyés. Si les gens du coin n'utilisent pas le boisé Miner, alors c'est du rêve de croire qu'ils vont monter une pente de 7% parce qu'il y a désormais une piste cyclable.

Il y a des problèmes beaucoup plus graves à régler tels que la circulation dans le quartier 3, les surverses des égouts dans la rivière Yamaska ou tout simplement de l'asphaltage de qualité pour nos rues.

Cent soixante-dix mille dollars pour la piste cyclable de la rue Léger, ça représente environ 5,50$ par logement. Normalement, ceux qui soutiennent un projet doivent le vendre pour trouver du financement - et c'est positif de présenter un nouveau projet. Mais essayez de faire le tour de la ville pour demander 5,50$ à chaque logement pour faire une piste cyclable sur la rue Léger; vous êtes mieux d'être un bon vendeur.

Mais avec le gouvernement, le fardeau de la preuve est renversé: on prend l'argent dans les poches des citoyens et ceux qui ne sont pas d'accord doivent prouver que le projet n'est pas valable - ce qui les place en position de négativisme automatiquement. Combien de temps une personne peut-elle passer sur un dossier qui lui en coûte 5,50$? Malheureusement, il y a plusieurs projets et les montants (et le temps nécessaire pour s'y intéresser) s'additionnent rapidement. Tout ceci s'apparente à de l'extorsion: on paye parce qu'on choisit le moindre mal.

Malgré que nous n'entendions peu les gens en faveur de ces projets (la plupart du temps, nous ne savons même pas qui les demande), on se dépêche de dénigrer les chiens de garde qui protègent nos actifs communs en portant des jugements simplistes et gratuits pour les ridiculiser plutôt qu'en proposant des arguments constructifs. Malheureusement, il semblerait qu'on ne peut s'attendre qu'à ça de la part de certains journalistes, universitaires et élus. Imaginez ce qu'il se dit dans la rue et sur les réseaux sociaux.

Trouvez des études, des rapports ou des exemples concrets qui démontrent la validité de vos arguments. 

Denny O'Breham

Granby

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer