Des pistes cyclables utiles et sécuritaires

Suite à la chronique intitulée La misère des riches de M. Pascal Faucher,... (Janick Marois, archives La Voix de l'Est)

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Janick Marois, archives La Voix de l'Est

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La Voix de l'Est

Suite à la chronique intitulée La misère des riches de M. Pascal Faucher, concernant la piste cyclable de la rue Léger, j'aimerais ajouter un autre point de vue.

Ceux en faveur des pistes cyclables en ville nous donnent souvent l'exemple de l'Europe (Suède, Danemark). Or, en Europe, il n'y a pas de piste cyclable dans les quartiers résidentiels. Lorsqu'il y a une piste cyclable sur une rue achalandée, les bicyclettes roulent dans le même sens que les voitures (c'est-à-dire une voie de chaque côté de la rue). Si la rue est à sens unique, il n'y a qu'une seule voie pour les cyclistes aussi. Le seul endroit où il y a des pistes cyclables à deux voies, c'est sur le bord des rivières, des parcs, etc.; bref, seulement à des endroits où aucun chemin public ou privé ne croisera la piste cyclable.

 Car, c'est là où le bât blesse. Des pistes cyclables comme sur la rue Simonds ou sur la rue Drummond sont inutiles, considérant la largeur des rues et diminuent la sécurité des cyclistes, particulièrement ceux qui roulent à contresens du trafic automobile. Ces cyclistes «à l'envers» sont beaucoup plus difficiles à voir pour les automobilistes qui veulent traverser à une intersection ou tout simplement sortir de leur entrée privée. Particulièrement lorsqu'ils ne sont pas habitués au secteur (pensez à de la visite, par exemple) ou lorsque c'est la nuit.

Imaginez une personne qui est sur la piste cyclable de la rue Simonds pour se rendre aux Galeries de Granby. Elle devra traverser la rue Simonds afin d'être du bon côté de la rue (face au poste de police, là où il n'y a plus de piste cyclable). Traverser une rue achalandée, surtout lorsqu'il n'y a pas d'intersection, c'est loin d'être sécuritaire.

En imposant ces pistes cyclables en milieu résidentiel, on enlève du stationnement d'un côté de la rue. Si quelqu'un organise une fête chez lui (du côté de la piste cyclable), les gens devront tous se stationner de l'autre côté de la rue. On les force ainsi à traverser dangereusement une rue achalandée.

Question planification, il serait intéressant de savoir pourquoi la Ville de Granby a abandonné son réseau de piste cyclable qu'elle avait dans les années 80. Peut-être était-ce pour cette question de sécurité?

Question coût, 170 000$ pour le seul tronçon de la rue Léger, ça fait sursauter. Avec un tel coût, on peut s'imaginer que pour un réseau à travers la ville, on parle en millions de dollars. Il faudrait peut-être s'assurer que ce sera bien fait avant de donner notre accord. Car si on doit l'enlever comme pour le réseau des années 80 (on avait seulement arrêté de peindre les lignes), retirer des bordures de ciment comme sur la rue Drummond sera beaucoup plus coûteux.

Parlant de coût, les pistes cyclables en Europe ne sont souvent faites que de lignes peintes sur la chaussée ou séparées de la voie automobile par une bordure de ciment qui est au même niveau que l'asphalte (les rues sont si étroites que les autobus doivent parfois empiéter sur la voie cyclable pour circuler). Il n'y a pas de poteaux à tous les 50 pieds non plus. La sécurité passe avant tout dans le respect mutuel entre automobilistes et cyclistes et non dans les cages de protection.

Je ne suis pas intéressé par des pistes cyclables qui ne servent qu'à apaiser des peurs non fondées ou pour être «à la mode». Si le conseil a un plan concret, basé sur une nécessité et non un désir, qu'il nous le présente et on pourra dire si on est d'accord ou non.

Denny O'Breham, Granby

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