Jouer de prudence

L'auteur et président du SEHY, Éric Bédard... (Christophe Boisseau-Dion, archives La Voix de l'Est)

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L'auteur et président du SEHY, Éric Bédard

Christophe Boisseau-Dion, archives La Voix de l'Est

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La Voix de l'Est

Monsieur Sarrazin, président de la CSVDC,

Nous avons bien reçu, lors de la séance régulière des commissaires de la commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) du 26 avril dernier, votre invitation à une rencontre entre le conseil des commissaires et le conseil d'administration (CA) du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY). Votre invitation sera transmise aux membres du CA et ils en disposeront. Sans présumer des résultats, le CA du SEHY acceptera probablement votre invitation et fera tout pour trouver une date de rencontre la plus rapide possible.

Par ailleurs, ce n'est pas sans sourciller que j'ai lu, dans La Voix de l'Est du 27 avril, en page 4, vos commentaires concernant le SEHY, commentaires faits au journaliste Faucher qui les rapportait ainsi: «Ils ont une attitude difficile présentement [...] certains dossiers n'avancent pas [...] ça peut se régler entre nous.»

Sur l'attitude difficile, j'imagine que notre volonté de défendre les droits de nos membres et notre ferme résolution à prendre les moyens à notre disposition pour y arriver expliquent vos conclusions à cet effet. Dois-je vous rappeler, Monsieur le Président, que l'histoire récente des relations entre nos deux organisations n'est pas des plus reluisantes et que ne pas faire preuve de prudence relèverait de la pure inconscience de notre part.

Sur les dossiers qui n'avancent pas, voyez-vous, Monsieur le Président, nous partageons les mêmes inquiétudes. En effet, plusieurs dossiers en cours n'auraient jamais dû se rendre jusqu'où ils en sont présentement. Et ils devraient se régler, entre nous. Seulement, il semble que la CSVDC aimerait nous voir, comme nous en avons fait l'erreur à quelques occasions par le passé, effacer l'ardoise et remettre le compteur à zéro. Ce ne sera pas le cas. Dois-je vous rappeler que le SEHY a gagné la totalité des dossiers judiciarisés depuis au moins les huit dernières années, exception faite d'un dossier où nous avons fait match nul devant la Commission des relations du travail? Comme nos dossiers sont excellents, soit nous les réglerons «entre nous», soit un arbitre du travail tranchera la question.

Dans tous les cas, cela ne sera pas à coûts nuls pour la CSVDC. Nous avons déjà donné, plus souvent qu'à notre tour. Les représentants de la CSVDC ont déjà eu «un gros fun noir» à rire du SEHY dans le passé parce que nous avions, selon eux, «réglé pour des peanuts», notamment un dossier concernant les services aux élèves. Ça n'arrivera plus.

Pour terminer, Monsieur le Président, sur «la main tendue» par la CSVDC au SEHY, là encore, ce n'est pas une première. En effet, les dernières décisions judiciaires où la CSVDC a été condamnée, sévèrement faut-il le rappeler, nous démontrent clairement que les dernières offres de «la main tendue» de la CSVDC envers le SEHY avaient plutôt l'air de «claques sur la gueule», finalement. En conséquence, vous comprendrez que nous jouerons de prudence.

Éric Bédard,

Président du SEHY

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