À la défense des bernaches

L'auteur, le Granbyen Marc Fournier... (Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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L'auteur, le Granbyen Marc Fournier

Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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La Voix de l'Est

À Granby, n'avons-nous rien de mieux à offrir à nos voisines ailées, les oies sauvages migratrices, que notre rapacité et notre agressivité représentées par les griffes et les dents des oiseaux de proie et chiens effaroucheurs?

Bien sûr que le groupe «Les Ami-e-s des bernaches», dites aussi outardes, est frappé aussi durement que ses protégées par un tel cynisme dans la rareté des moyens. C'est pourtant bien peu ce qui est demandé pour que les droits légaux de ces dernières durant leur période d'alimentation en reproduction (mai-juin-juillet) soient protégés: un peu de gazon fraîchement rasé de la pointe sud du parc Daniel-Johnson délimitée par la piste cyclable depuis l'arrière du pavillon Roger-Bédard jusqu'à l'entrée de la rue de l'Estrie. L'argument majeur du conseil de ville en opposition: les bernaches ne sont pas seulement des brouteuses, elles transforment l'herbe broutée en son fertilisant naturel.

Les Ami-e-s des bernaches VS le conseil de ville: l'opinion diffère

Pour Les Ami-e-s: Faune Canada dispense toute l'information rassurante à l'effet que la fiente de bernache n'est nullement toxique. Pour la ville: Ce n'est quand même pas propre.

Pour les Ami-e-s: Il n'y a pas d'activités sportives organisées dans le secteur prévu en partage et les gens qui s'y rendent recherchent la détente et le rapprochement avec la nature.

Pour la Ville: Si ça ne vous arrange pas, poursuivez-nous en justice.

Pour les Ami-e-s: Nous aurions cru que nos économies auraient mieux servi à organiser un référendum électronique sur le futur du lac Boivin qu'à payer des taxes voilées. Il en coûte 25 000$/an pour débarrasser le lac de sa colonie de bernaches résidentes alors que nous offrons de la préserver sans coût et désagrément et ajoutons un créneau important à l'éducation et l'écotourisme local. (...)

Il est connu que la bernache est familière de l'humain et qu'elle comprend très bien ce qu'il veut lui communiquer sans qu'il y ait à l'effaroucher. Mais pour cela il faut avoir pu s'en approcher et s'en faire une amie. (...) L'an dernier, plusieurs bernaches furent retrouvées mortes ou blessées par déduction d'inconduite dans ce secteur particulier, ce qui est inhabituel. Le mauvais exemple transmis par le conseil de ville est pernicieux et promet d'ancrer encore plus profondément dans la population les mentalités de prédation observées contre les espèces volantes vivant à l'état sauvage.

 

Marc Fournier

pour «Les Ami-e-s des bernaches»

Granby 

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