L'aide sociale punit l'entraide

Une personne assistée sociale était proche aidante d'une... (Archives La Presse)

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Une personne assistée sociale était proche aidante d'une personne malade. Mais après sa mort, elle s'est retrouvée devant le juge; elle était accusée de vie maritale.

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La Voix de l'Est

Action Plus Brome-Missisquoi dénonce les mesures draconiennes de l'aide sociale qui punit l'entraide.

Voici quelques exemples: une personne assistée sociale reçoit l'aide de sa mère 100 $/mois en plus de son chèque d'aide sociale de 623 $ par mois pour l'aider à payer le loyer. L'aide sociale prenant connaissance de cela la coupe de 100 $ par mois pour l'aide régulière de sa mère.

Une personne assistée sociale était proche aidante d'une personne malade. C'est elle qui poussait sa chaise afin que cette personne malade aille à sa chimiothérapie. Elle lui donnait ses médicaments, elle la lavait. Mais après sa mort, elle s'est retrouvée devant le juge; elle était accusée de vie maritale.

«Est-ce que tu faisais les repas pour l'autre?», «Est-ce que vous échangiez des cadeaux aux anniversaires et à Noël?», «Est-ce que tu restais, dans ces occasions-là?»

La personne aidante s'est retrouvée avec une dette de 16 695 $.

Pour rembourser sa dette, cette personne sans contraintes devra subir une coupure de 112 $/mois sur son chèque de 623 $/mois et cela, jusqu'à écoulement de la dette.

Nous trouvons ces situations inhumaines de priver des personnes vulnérables d'un revenu essentiel qui ne couvre déjà pas les besoins fondamentaux.

 

Lise Lagacé

Robert Giasson

François Gaboriault

Jacynthe Tremblay

pour Action Plus Brome-Missisquoi

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