C'est juste du yoga?

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La Voix de l'Est

Cela fait plus de 25 ans que le yoga fait partie du paysage de Granby. À l'époque, Joan remplissait à elle seule le grand local 100, le jeudi, à raison de trois cours. Environ une centaine d'inscriptions pour une seule professeure. La demande pour le yoga étant en croissance, Amélie est venue donner main-forte à Joan. Puis se sont ajoutés Charles-Alexandre, moi-même et enfin, François. Nous sommes toujours la même équipe depuis plus de 10 ans. Quatre professeurs, environ cinq classes chacun et les cours qui se remplissent, année après année, session après session.

On dit que le yoga est une mode. Une mode finit par passer. Le yoga est là pour rester. Ce n'est pas une simple activité pour passer le temps, c'est un besoin de plus en plus grandissant dans la population. On peut donc dire qu'avec plus de 350 inscriptions par session, c'est une réelle communauté du yoga qui habite Granby. La confiance des gens est là et cela est très important. Quel est alors ce sentiment mitigé qui m'habite? Ce sentiment que l'on ne comprend pas vraiment notre travail. Un sentiment où j'ai plus l'impression par moment que l'on dérange.

Bien sûr, le yoga demande un certain environnement: une salle propre (merci Mike!), adéquatement chauffée, un certain calme, un éclairage tamisé. À nous quatre, nous offrons plusieurs plages horaires, de jour, de soir, du yoga régulier, prénatal, parent-enfant, de la méditation, du yoga doux, bref une belle offre pour les citoyens. Une municipalité en général est fière d'offrir un tel service. Pourquoi alors, quand vient le temps de trouver des locaux pour la bibliothèque en rénovation, on pense à priver le yoga de son seul grand local et par conséquent à disperser les cours aux quatre coins de Granby?

Je me doute qu'avec ce casse-tête de fermeture de bibliothèque, le yoga passe bien après. Le manque de communication comme recevoir un courriel impersonnel nous mettant devant le fait accompli n'aide en rien ce sentiment. Ce n'est pas la première fois que nous sommes déplacés vers d'autres locaux sans préavis, mais jamais sur une aussi longue période et rarement à l'extérieur du centre culturel. Et cet automne, le local 100 sera-t-il disponible à nouveau? Toutes les activités ont leur lieu bien distinct. Dérangerions-nous le judo ou les Mariniers? Pourquoi alors le faire avec le yoga?

Tout ce mouvement au printemps a occasionné beaucoup de réorganisation et plusieurs dérangements de toutes sortes. On observe aussi une baisse des inscriptions. Pour ma part, j'ai deux cours en moins. C'est mon travail, ce n'est pas rien. Aurait-il été possible d'organiser ça autrement? Je pense que oui. Je n'ai pas de poste de direction. Je n'ai aucun pouvoir décisionnel. J'enseigne simplement le yoga. Et j'aimerais continuer à le faire dans les meilleures conditions. J'aimerais aussi ressentir, comme dans d'autres municipalités où j'enseigne, ce sentiment que la direction des loisirs ne se dit pas «C'est juste du yoga...».

Dominique Tremblay, Granby

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