Ces personnes étaient sur le marché du travail

Le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette... (Archives La Presse)

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Le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette

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La Voix de l'Est

Pour avoir travaillé près de 20 ans auprès de cette clientèle démunie - les personnes handicapées -, je ne peux que supporter les dires de mesdames Gagnon et Grenier qui lançaient un appel à l'aide dans l'article de Marie-Ève Martel paru dans La Voix de l'Est du 14 avril dernier.

La très grande majorité d'entre elles, nous les retrouvions sur le marché du travail à occuper des emplois que le commun des mortels n'acceptait pas de combler. Ces adultes, tout en étant productifs, s'épanouissaient et menaient une vie normale. Plusieurs se sont mariés et continuent à s'intégrer dans notre société.

Pour arriver à ces résultats, il fallait un système et des personnes qui les accompagnaient et qui croyaient en elles. Les réussites furent plus nombreuses que les échecs. Pour les plus handicapés, un réseau que nous appelions «des ateliers protégés» les prenait en charge et ces ateliers offraient un travail qui maintenait leur intégration sociale et au travail.

L'Institut Doréa à Franklin Centre, le Centre socioprofessionnel Salaberry à Valleyfield, le Centre des Marronniers à Montréal et les Centres Butter dans la région de Granby assuraient ce travail. Mais un quelconque ministre, pas très allumé, a mis fin à cette mission pour sauver quelques dollars. Doréa est aujourd'hui en ruine et aux mains de vandales qui s'amusent à transformer le Village d'enfants en un village fantôme.

Un ministre ne croyant pas en la rééducation s'amuse à couper les vivres à ce réseau tout en créant une nouvelle génération d'itinérants: il peut être fier de son oeuvre tout en laissant les familles se démerder avec la situation. Félicitations au tonitruant Dr Barrette: une très pâle copie des ministres Castonguay, Forget, Lazure.

Si Philippe Couillard est considéré par plusieurs commentateurs comme le pire premier ministre de l'histoire du Québec, le ministre de la Santé et des Services sociaux actuel s'inscrit dans cette lignée. Pour notre plus grand malheur.(...) Qui nous sauvera de ces fanfarons maléfiques? Vivement des politiciens qui sauront à l'écoute des besoins. Ce ne sont pas les connaissances qui manquent, c'est tout simplement la volonté politique, denrée rare de nos jours, qui n'est pas au rendez-vous.

 

Bernard Fournelle

Granby

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