Journée du travail invisible

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La Voix de l'Est

Le 5 avril 2016, l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (Afeas) célèbre, pour une 16e année consécutive, la Journée du travail invisible. En 2010, cette journée est devenue «nationale» avec l'adoption, par la Chambre des communes du Canada, d'une motion désignant le premier mardi d'avril «Journée du travail invisible» en reconnaissance de l'apport essentiel de ce travail à la société.

Qu'est-ce que le travail invisible?

C'est d'abord le travail des parents pour les soins à leurs enfants. Au 1er juillet 2014, il y avait au Québec 1 267 451 enfants de moins de 15 ans. C'est aussi le travail des proches aidants auprès des personnes en perte d'autonomie. En 2006, les proches aidants d'aînés sont environ 1 200 000, soit environ 19 % de la population des 15 ans et plus.

Tout cela n'est ni reconnu, ni mesuré, ni comptabilisé au PIB du pays. C'est donc invisible.

L'Afeas revendique des mesures de reconnaissance et de soutien pour les personnes qui font du travail invisible; notamment des mesures concrètes de conciliation travail-famille autant pour les pères que pour les mères.

Au Canada, presque les 2/3 des heures travaillées par les femmes ne sont pas rémunérées. Pas surprenant qu'elles soient pauvres!

Il y a au Québec un régime québécois d'assurance parental. L'Afeas réclame qu'il soit non seulement maintenu, mais qu'il soit universel.

Il y a des congés de compassion pour les proches aidants. Nous voulons plus, nous voulons une politique de soins à domicile. De plus, quand une personne qui donne les soins est malade ou accidentée, elle devrait avoir accès à certaines mesures sociales, dont la CSST.

Pour mesurer ce travail invisible, l'Afeas a fait inscrire, pour la première fois, en 1996, au formulaire long du recensement, une question pour mesurer le travail invisible. Cette question a été maintenue jusqu'en 2011 alors que le gouvernement Harper a modifié le formulaire de recensement.

Comme le gouvernement de M. Trudeau a promis de réintroduire le formulaire long du recensement, nous demandons que la question sur le travail invisible soit de nouveau inscrite sur le formulaire. Ce sont des milliers d'heures non calculées et par conséquent non reconnues comme apport à notre société.

Le travail invisible, ça compte!

Profitons de cette Journée du travail invisible pour dire un TRÈS GROS MERCI à toutes les personnes de notre entourage qui font ce travail.

 

Céline Duval, présidente Afeas

Granby

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