Théories VS faits et chiffres

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La Voix de l'Est

Dans sa lettre du 12 février, les propos de M. Jacques Dionne portaient essentiellement sur la gestion des soins de santé avec un petit détour sur la question des armes à feu aux É.-U. et dans sa lettre du 10 mars, ses propos portaient essentiellement sur le problème des pensions avec un petit détour sur le budget de la ville de New York. Au total, un amalgame de faits hétéroclites accompagnés de beaucoup de commentaires et de questionnements.

Bien sûr, beaucoup de situations touchant à des aspects financiers peuvent faire l'objet de questionnements et de corrections, mais, à moins de s'improviser gérant d'estrade, il faut admettre que les solutions sont souvent plus complexes qu'il n'y paraît et surtout que celles-ci doivent absolument être incluses dans un plan d'ensemble. Or, ce plan d'ensemble répond généralement à des principes et des objectifs qui sous-tendent la façon d'agir des administrateurs et des gouvernements. C'est là qu'interviennent les théories et les philosophies.

De 1945 à 1975, les principes et les objectifs de la sociale démocratie ont guidé les gouvernements. L'État se devait de contrôler l'économie et de redistribuer la richesse en supportant financièrement les grandes missions sociales comme l'éducation, la santé, la vie communautaire, culturelle et sportive. Ce fut l'époque des 30 glorieuses. Mais depuis ce temps, la théorie du néolibéralisme a pris le contrôle de la situation et a détruit l'État-providence. Quels sont les résultats?

Les faits sont simples: d'abord, les gouvernements ont créé de multiples trucs pour permettre aux citoyens et aux entreprises de payer moins d'impôts et sournoisement, ils ont privatisé et tarifié de façon éhontée les services publics. Pour chaque dollar d'impôt en moins, les utilisateurs-payeurs paient infiniment plus.

Dans la lettre du 4 mars, j'ai fait une liste d'une quinzaine de postes de facturation aux citoyens. Ce sont là des faits bien réels que chacun d'entre nous peut facilement constater et chiffrer. Pourquoi les citoyens doivent-ils supporter une telle lourdeur des coûts? C'est à cause de la philosophie du néolibéralisme. Selon cette théorie, il faut réduire la taille de l'État et faire disparaître toute balise qui pourrait nuire aux lois du marché.

Quelles sont les aberrations factuelles qui découlent de l'application intransigeante des principes et des objectifs du néolibéralisme? Dans la lettre du 5 mars, je fais mention de faits bien réels: la dérèglementation des balises économiques accompagnée des multiples coupures totalement injustifiées dans les services publics.

À cette liste suit une quinzaine de situations extrêmement pénibles qui illustrent les tristes conséquences de ces mesures. Tous les citoyens, quels que soient leur âge et leurs responsabilités, doivent subir la cruelle austérité de ces situations qui ne sont pas des théories, mais des faits vérifiables vécus au quotidien. Voilà les résultats de ces fumisteries politiques: aggraver les écarts socio-économiques et réduire la qualité de vie des citoyens.

Les gouvernements comptent sur notre apathie et notre amnésie pour atteindre leur objectif néolibéral: la destruction massive de la solidarité sociale et des services publics, le tout enrobé de petits bonbons fiscaux.

André Beauregard

Shefford

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