Santé: il faut empêcher le détournement vers le privé

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Nous avons appris le 3 mars dernier que le ministère de la Santé s'apprête à transférer des services sociaux rendus par les CLSC vers les cabinets privés de médecins devenus des groupe de médecine familiale.

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La Voix de l'Est

Nous avons appris le 3 mars dernier, par la bouche du ministre de la Santé, monsieur Gaétan Barrette, que le ministère s'apprête à transférer des services sociaux rendus par les CLSC vers les cabinets privés de médecins devenus des GMF (groupe de médecine familiale). Une amélioration? Pas du tout!

Ce faisant, le ministre continue tout bonnement son travail de réduction du réseau public de santé en faveur du réseau privé. Et il le fait de façon sournoise et hypocrite. Ce qu'il faut dénoncer et empêcher, à moins que nous ne soyons en accord avec son objectif caché.

Les soussignés sont impliqués depuis plus de 40 ans dans différents mouvements sociaux et ont aussi siégé aux conseils d'administration de plusieurs établissements dans le secteur de la santé et des services sociaux. Nous croyons pouvoir témoigner avec une certaine expérience et connaissance, car, rappelons-nous que la santé n'est pas qu'une affaire de médecins, mais aussi une affaire de conditions de vie, de prévention et d'accès aux services.

Appeler un chat un chat

Un document du ministère nous informe qu'il y aura sous peu une «migration des professionnels de la santé de l'établissement vers les GMF». Ces derniers resteront des employés du CISSS, mais dans de nouveaux bureaux, payés eux aussi par Québec.

Les CLSC se verront donc amputés non seulement d'employés, mais aussi d'une partie de leur budget pour assurer les coûts nécessaires à ce transfert de ressources. Quelqu'un voit une économie là-dedans? Bien sûr que non. Tout au contraire.

Une véritable imposture

Ce geste ne fait que diviser les ressources et augmentera donc forcément les coûts.

Pire, comme il n'y a pas de GMF partout, et que tout le monde n'a pas un médecin dans un GMF, il est à prévoir que les services seront en réalité moins accessibles pour beaucoup de gens. Nous faisons face à un gouvernement conservateur qui n'a de libéral que le nom. Son véritable objectif est, de toute évidence, de RÉDUIRE LES SERVICES PUBLICS DE SANTÉ POUR LES TRANSFÉRER AU PRIVÉ.

Les mots qu'utilise le ministre pour expliquer son intention ne sont qu'un vernis, un maquillage, pour cacher ses véritables intentions. Pourquoi le ministre fait-il cela? Que cache-t-il? Peut-être une négociation cachée avec les médecins omnipraticiens pour, au bout du compte, leur transférer plus d'argent via des infrastructures ou autres choses. Il faut empêcher que cela se produise.

Nicole Côté, sculpteure, gestionnaire, avocate à la retraite

Henri Lamoureux, écrivain, socio-éthicien

Sutton

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