Rectifions les faits

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La présidente de la Commission scolaire des Hautes-Rivières, Andrée Bouchard

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La Voix de l'Est

Réponse à la présidente de la Commission scolaire des Hautes-Rivières

Madame Bouchard,

 Cette lettre est une réponse à vos propos tenus dans l'article du 27 février 2016 concernant l'absence de semaine de relâche à la Commission scolaire des Hautes-Rivières. Je désire ici rectifier certains faits et relever certaines faiblesses dans votre argumentaire.

Vous prétendez qu'«annuler la semaine de relâche ne favorise pas la réussite scolaire.» J'aimerais savoir quels sont les fondements d'une telle affirmation. La semaine de relâche existe au Québec depuis la fin des années 70, est-ce dire que les élèves de cette époque réussissaient moins? Il est possible d'en douter.

Mais l'absence de fondement de cette affirmation n'est pas ce qui m'interpelle le plus. En effet, en affirmant cela, vous sous-entendez que les enseignants et enseignantes sont prêts à sacrifier la réussite scolaire de leurs élèves pour des considérations personnelles. Laissez-moi vous dire, Madame Bouchard, que ces propos sont profondément méprisants pour ceux qui se démènent jour après jour sur le terrain auprès des enfants pour minimiser les impacts des coupures gouvernementales sur cette même réussite scolaire.

Vous affirmez également que la plupart des enseignants et enseignantes sont «ben découragés» d'avoir renoncé à ce congé. Dois-je vous rappeler que le vote du 7 avril 2015, concernant la négociation des arrangements locaux, incluant l'absence de semaine de relâche, a eu l'aval des 352 personnes présentes à l'assemblée.

De plus, lors de l'assemblée générale du 13 novembre 2015, deux fois plus de personnes présentes ont accepté les mêmes conditions de négociations concernant les arrangements locaux, incluant le calendrier scolaire 2016-2017. Évidemment, je ne mets aucunement en doute l'existence d'enseignants et enseignantes opposés à ces conditions de négociations, mais je crois qu'il était de leur responsabilité de se présenter aux assemblées générales afin de faire valoir leur point de vue.

Finalement en affirmant qu'aux assemblées syndicales, «il y a 100, 150 personnes présentes sur 2000», vous semblez vouloir diminuer la légitimité du vote. Je crois que les chiffres mentionnés ci-dessus viennent contredire encore une fois votre affirmation. En effet, même en vous concédant le chiffre de 2000 enseignants, qui est, selon le Syndicat de l'enseignement du Haut-Richelieu, contestable, la participation à l'assemblée d'avril 2015 se chiffre à près de 18 %.

Par conséquent, il me paraît plus qu'ironique de votre part d'utiliser un soi-disant faible taux de participation à l'assemblée syndicale. En effet, ce pourcentage de participation représente tout de même trois fois plus que les 5,75 % de personnes qui ont participé aux élections scolaires, celles-ci vous permettant de diriger le Conseil des commissaires, lieu où se prennent les décisions ayant une influence capitale sur la réussite de nos enfants.

En terminant, Madame Bouchard, loin de moi l'idée de vous empêcher de défendre votre position ainsi que celle de la Commission scolaire dans le présent débat. Par contre, je crois fondamentalement que la fonction que vous occupez vous oblige à véhiculer des faits avérés, et non des propos s'apparentant à la rumeur ou au ouï-dire.

 

Louis-Philippe Lessard, enseignant à la Commission scolaire des Hautes-Rivières

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