Lettre ouverte au député Bonnardel

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La Voix de l'Est

Ce samedi, j'ai été très intéressée par l'article au sujet des services de santé publique à Granby, paru dans La Voix de l'Est. J'ai surtout été très contente de constater que vous vous fixiez des priorités et des buts à atteindre à ce sujet, soit en premier lieu, de diminuer l'engorgement de l'urgence du centre hospitalier.

Je me permets cependant de vous faire quelques suggestions, à partir de mon expérience personnelle. En premier lieu, on peut dire que je suis de la «population vieillissante»; j'ai 66 ans. Mais je n'ai pas besoin d'une place dans un centre de soins de longue durée, j'ai besoin d'un médecin de famille! Cela fait maintenant plus de trois ans que je suis inscrite sur la liste d'attente au CLSC pour obtenir enfin un médecin de famille. Toujours rien. Dernièrement, j'ai rappelé pour savoir où en était mon dossier, et la personne responsable m'a dit qu'il y avait toujours au-delà de 6000 personnes à Granby en attente d'un médecin de famille. C'est pratiquement une personne sur dix!

D'autre part, ce qui rend la situation encore plus difficile, c'est qu'il n'y a pas de clinique sans rendez-vous à Granby pour les patients «orphelins» comme vous dites. Notre seul recours, pour moi et les 6000 personnes sans médecin de famille, quand surgit un problème de santé, c'est l'urgence de l'hôpital et ses heures d'attente. J'y ai goûté, bien contre mon gré, à quelques reprises. À Granby, tout est organisé de manière à engorger l'urgence...

Cette situation nous oblige à faire un premier constat: il y a un manque flagrant et chronique de médecins à Granby. Il me semble qu'avec 6000 personnes en attente, c'est bien une dizaine de médecins additionnels que cela prendrait pour épuiser cette liste. Car bien sûr, il faut tenir compte du fait qu'il y a chaque année un ou des médecins qui partent à la retraite, et d'autre part, de nouvelles familles qui viennent s'installer à Granby (nous sommes parmi les villes qui affichent un haut taux de croissance de population).

Dans votre article, vous annoncez l'ouverture d'une nouvelle clinique GMF, d'ici la fin de 2016, qui viendrait remplacer la clinique d'accès. J'espère qu'elle sera en effet plus accessible que la clinique d'accès actuelle à laquelle on ne peut se présenter sans être référé par l'urgence... un vrai non-sens. J'ajoute que s'il y avait au moins deux autres possibilités de clinique sans rendez-vous, comme il y en a dans d'autres villes au Québec, cela aurait inévitablement un impact sur le désengorgement des services d'urgence.

Nul doute qu'avec plus de médecins de famille et plus de cliniques accessibles pour la population, les services d'urgence pourraient se consacrer aux véritables cas d'urgence, car la population aurait une réponse à ses besoins de santé. Voilà où je pense que vous devriez mettre la priorité de vos efforts pour des services de santé efficaces à Granby.

Bien cordialement,

Marthe Lapierre, Granby

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