Néolibéralisme et austérité: qui va payer ?

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La Voix de l'Est

La théorie du néolibéralisme fut applaudie par les multinationales qui ont consacré des sommes faramineuses à propager la fumisterie de son argumentation et à noyauter les médias et les facultés d'économie des universités. Choquées de constater les résultats économiques absolument extraordinaires atteints par les programmes sociaux démocrates, ces entreprises accentuèrent leur lobby auprès des partis politiques afin qu'ils se convertissent à leurs supposées thèses économiques supposément miraculeuses. Et c'est ainsi que s'appliqua brutalement «l'IDÉOLOGIE» inhumaine du néolibéralisme. Les conservateurs britanniques et les républicains américains ont sonné la charge. Par la suite, la pandémie, appuyée par les organismes financiers internationaux, s'est répandue dans un grand nombre de pays, dont le Canada et le Québec.

Comme dans la fable «les animaux malades de la peste», les lions de l'économie se sont accaparé de presque la totalité des richesses de la planète et ont eu le culot d'accuser les plus vulnérables d'être la cause première du chaos économique. Avec de grands discours manipulateurs, on nous fit avaler des couleuvres empoisonnées: décloisonnements des droits de vente et de production des compagnies, traités de libre-échange entre les pays, privatisations des sociétés d'État et des services publics; imposition de tarifs concernant la santé, l'éducation, la culture, la solidarité; diminution drastique des impôts des entreprises financières et manufacturières et celles exploitant les richesses naturelles; réduction des budgets consacrés à la protection de l'environnement; coupures drastiques dans tous les programmes sociaux; coupures injustifiées dans le réseau des CPE et dans le réseau des centres d'accueil de jeunes aux prises avec des problèmes de prostitution et de drogue; coupures par milliards dans le système d'éducation; adoption de lois réduisant la liberté d'expression et favorisant les interventions judiciaires et les brutalités policières.

Comme nous le constatons quotidiennement, les résultats de ces pseudo-politiques économiques sont cruellement pitoyables, et ce, dans la plupart des pays: augmentation du nombre de bénéficiaires de l'aide alimentaire; manque criant de logements sociaux; stagnation des salaires de la grande majorité des travailleurs; hausse spéculative des prix autant dans l'alimentation que dans l'immobilier; coupes à blanc de nos forêts et pollution de nos lacs et rivières; augmentation importante des cas d'itinérance, de maladie mentale, de problèmes scolaires et de suicides; diminution du nombre d'étudiants universitaires; pertes de milliers d'emplois dues à la délocalisation des entreprises ou à leur vente aux plus offrants; diminution réelle des services offerts par les milieux scolaires, hospitaliers et communautaires; et combien d'autres situations totalement inacceptables dans une société riche et civilisée. Voilà les multiples façons de payer si chèrement le coût des politiques qui permettent aux multinationales de contrôler 90 % de la richesse et de fuir leurs responsabilités sociales.

Le Québec et un très grand nombre de pays vivent actuellement un véritable cauchemar. L'objectif de l'austérité a été atteint: destruction massive de l'État social démocrate que nous avions construit pour nous et nos enfants. Maintenant, nous leur léguons un lourd héritage: une plate-forme d'ignorance, de souffrance et de profondes inégalités socio-économiques.

André Beauregard

Shefford

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